Se rendre à Boston depuis Montréal.

montréal boston

Beantown, comme référence à ce plat emblématique de la ville, les fèves au lard, un mets qui n’est pas sans rappeler l’incontournable du petit dèj québécois, ou la destination seconde pour un néo-montréalais. Après New York (lien), prépare-toi Boston, j’arrive. Et tout le monde y passe, parce que rendu là on n’est plus à 400km près, à vol d’oiseau. D’abord l’A35, un petit bout de la route 133, puis l’interstate 89, on file tout droit vers le sud jusqu’à Concord et la 93. Ça y est, nous y sommes. Vers notre destination aucune difficulté, si ce n’est le poste frontière de Saint-Armand. La voie des airs étant définitivement trop chère, nous privilégierons la voiture, le train ou le bus.

Quelques démarches dont il faut avoir pris connaissance avant de se mettre en route (passeport, déroulement…), et c’est parti!

Allez, tous en voiture!

C’est en tout cas plus facile si on en possède une, et si l’on est plusieurs à monter dedans. Sinon, on peut en louer, mais il faut prévoir le budget: une vingtaine de dollars par jour pour les moins chères, 1000km inclus. Le surplus forcément, c’est la main au portefeuille. Mais les options sont à la carte: conducteur supplémentaire, kilométrage illimité et j’en passe. Attention, les jours aux États-Unis sont facturés chez certains prestataires. Le tout, c’est de savoir calculer (il y a quelques péages jusqu’à destination) mais surtout, savoir comment gérer sa voiture à Boston car là-bas comme dans toutes les grandes villes américaines, ça peut vite devenir une véritable contrainte.

À partir de deux ou trois, une location de voiture peut donc s’avérer moins onéreuse que l’achat d’un billet de bus par tête de pipe, notamment pour de courts séjours. En revanche, il faut se taper la route, et l’arrivée sur Boston n’est pas toujours facile, à plus forte raison quand on ne connaît pas.

Le passage à la frontière se fait plus ou moins rapidement. Si vous êtes accompagné d’un citoyen canadien, vous lui aurez laissé le volant au préalable, juste parce que ça va plus vite comme ça (ils sont dans leur espace Schengen à eux). Vous répondrez aux questions d’usage en prenant soin de fournir une adresse de résidence aux USA. Payez la taxe d’entrée, encore quelques heures de route, patience.

Une dernière chose: votre permis français reste valable pour un séjour de moins de 3 mois aux États-Unis, mais vous devez l’avoir passé il y a plus d’un an. Vous pourrez donc conduire sans inquiétude. Pour aller plus loin, consultez ce lien.

Tchou-Tchou, le train.

Sans faire nécessairement de redite avec le billet qui lui est consacré exclusivement, le voyage entre Montréal et Boston en train est plutôt plaisant. Prix abordable, voyage confortable mais particulièrement long (plus de 15 heures). Vous êtes prévenus.

D’autres avantages et non des moindres: vous réduisez votre empreinte de carbone en laissant la voiture derrière vous, et vous n’aurez pas à payer les frais de stationnement exorbitants du centre-ville.

Vous partez de St-Lambert Amtrak Station (rive-sud). Deux voyages sont possibles: l’un avec un passage à NYC (c’est le plus cher et le plus long), l’autre en changeant à Schenectady. Dans le fond il n’y a pas de grandes différences puisque pour les deux trajets vous montez d’abord dans l’Adirondak.

À plus dans l’bus.

En les prenant à l’avance, les billets aller-retour Montréal-Boston coûtent une centaine de dollars, par tête. C’est donc nettement plus avantageux que la location d’une voiture pour un séjour longue durée, si vous partez seul ou à deux.

L’avantage de ce type de transport est que vous n’avez à vous soucier de rien. Laissez-vous porter. Il y a toute une faune de conducteurs et conductrices: de la teigne récalcitrante au vieux goguenard bien poilant, et le trajet se passe toujours bien. Les heures de départ sont intéressantes car vous pouvez partir jusqu’à minuit de Montréal et vous réveiller au petit matin dans le centre de Boston. Vous ne perdez pas de temps. Maintenant, je mentirais si je vous disais que vous arriverez frais comme un gardon, mais l’excitation effacera votre mal de dos, ou votre manque de sommeil.

L’épreuve de la douane peut s’avérer contraignante, et de toute façon tout passage de frontière est un nid à problème puisque vous ne maîtrisez pas le pédigrée de ceux qui voyagent avec vous (un seul passager peut pénaliser de 2 heures tout le bus, qui finira par repartir sans lui parce que y’a un business à faire tourner: true story). Dès le début, pour déterminer combien de temps vous passerez à la douane américaine, comptabilisez le nombre d’outre-mer voyageant avec vous dans le bus. Qui sont les « outre-mer »? Absolument tout le monde, moins les Américains et les Canadiens. Pourquoi? Plus il y en a, plus l’attente est longue.

L’entretien préalable à l’entrée sur le territoire: on vous questionne. C’est le lot de tous les voyageurs, sauf qu’ici on parle d’Américains avec toute la paranoïa que ça implique. Ayez absolument un point de chute à Boston avec l’adresse complète, voire un nom à donner. Pour le reste, tout est normal, ils veulent s’assurer que vous n’immigrez pas illégalement, donc souvenez-vous que vous avez un boulot et que vous n’êtes là qu’en vacances. Quelques empreintes et un document vert rempli plus tard, c’est tout bon, vous n’aurez plus qu’à attendre les autres pour remonter dans votre bus.

À nouveau installé, fermez les yeux et détendez-vous. Lorsque vous les rouvrirez, de longues journées de découverte vous attendent.

Enjoy Boston!

Grosse fatigue sur les titres de sections.

Crédits photo: BDV.

Charger Plus dans Montréal

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Voir également

Qu’est-ce qu’un conjoint de fait?

Vous et votre conjoint pouvez cohabiter et fonder une famille sans vous marier ni vous uni…