L’intérim au Canada: les agences de placement.

emploi

Pour qui veut étoffer son curriculum vitae assez rapidement, voire se faire une première expérience dans le monde du travail, les agences de placement représentent une alternative intéressante vers le sacro-saint réseau professionnel. Les nouveaux arrivants y ont recours facilement, habitués par les « boîtes d’intérim » qui ont pignon sur rue en Europe, et particulièrement en France.

Mode de fonctionnement.

Il vous faut vous inscrire en premier lieu. Ensuite, attendre. En la matière, il n’y a pas de règle générale, vous devez juste patienter, point final. Nous gageons que vous ne serez pas mis à l’épreuve trop longtemps et nous savons que, quand on cherche du travail, tout va toujours trop lentement.

En second lieu, l’agence peut vous « auditionner » avec quelques tests de son cru, il s’agit en réalité d’une évaluation. Vous aviez mis que vous maîtrisiez Excel sur votre CV? Ok, maintenant fais-moi un beau tableau et des diagrammes de toutes les couleurs, vas-y, t’as 10 minutes. Si la réalité peut s’avérer bien différente, cette situation existe.

Question boulot, la priorité est donnée aux anciens, sauf à ce que vous ayez répondu spécifiquement à une annonce.

Positif / Négatif.

Autant commencer par les choses qui fâchent: l’agence de placement ponctionne un pourcentage sympa de votre salaire, case « frais de gestion ». C’est donc très différent de ce que les français peuvent connaître. Pour le reste du côté négatif, nous avons du classique au programme: précarité, irrégularité des missions, instabilité des rapports de travail si vous êtes amené à changer souvent etc…

Côté positif: vous travaillez. Vous avez potentiellement du réseau à vous créer si vos missions dépassent les 3 jours, vous remplissez votre CV, vous pouvez acquérir de nouvelles compétences et tout un tas d’autres choses, ô joie.

Voici une liste non exhaustive des agences de placement auxquelles vous pouvez vous adresser:

Sur le territoire canadien

Au Québec essentiellement

Pour une liste exhaustive cette fois, au Québec, c’est par là: agences de placement.

Les agences spécialisées

  • Agence Continuum: santé, usine, administratif.
  • Hôtellerie Jobs: hôtellerie comme son nom l’indique, restauration mais aussi tourisme.
  • Thomson-Tremblay: travail administratif.
  • Urgence Médicale: placement infirmier et en santé. A priori, faisant partie d’un domaine réglementé, les nouveaux arrivants n’y ont pas accès (question de diplômes).

Attention: pour votre adresse de courriel, un « .ca » débloque les formulaires d’inscription récalcitrants.

Veuillez prendre soin de noter également enfin, qu’en dépit de bien belles annonces, toutes plus clinquantes les unes que les autres, on a beau vous dire qu’il suffit de poster votre CV en ligne pour qu’un conseiller l’étudie et vous recontacte… soyez sûr qu’ils ne le font JAMAIS, en tout cas pas chez ceux qu’on a testés (à Montréal).  Or, un rendez-vous est bien souvent primordial, ou au moins une consultation téléphonique, et poser son CV en agence ne débloque pas plus les choses: « On vous appelle! » La question est quand, et nous n’avons pas toute la vie pour y répondre.

Comme on balance et qu’on est arbitraire dans nos choix, pour certifier nos dires on a laissé passer un mois, et répondu régulièrement aux nouvelles annonces. Qui veut les noms? De toute façon, on les donne quand même. Voici la liste des fumistes: Adecco, Randstadt, Quantum et Bédard Ressources… Maintenant voulez-vous vraiment travailler pour eux?

Un bémol pour Randstad : en agence, ça marche.

Une seule technique reste valable, comme en France, le harcèlement. Appelez, ou passez en agence tous les jours. Une fois qu’ils en auront marre de vous, croyez-moi, ils bougeront le petit doigt.

Nous attirons votre attention sur quelques observations en commentaires, il y a des choses édifiantes. À lire, et à vous faire votre opinion.

Crédits photo: geralt.

Enregistrer

Charger Plus dans Emploi

14 Commentaires

  1. Anne Boudet

    5 septembre 2013 at 09:14

    J’aime beaucoup la liste des fumistes! Enfin, même si ça me navre quelque part…

    Répondre

  2. Lisa

    10 septembre 2013 at 16:17

    Fiou j’ai eu tellement n’importe quoi avec les agences de placement ! Et pourtant après c’est elles qui m’ont placé dans des contrats ! Mais j’avais 2 ans d’expérience au Canada donc ça explique pourquoi… Par contre quand tu débarques et avec un PVT, laisse tomber jamais ils te rappellent !

    Répondre

    • Houston MacDougal

      11 septembre 2013 at 08:46

      Merci Lisa pour ce retour d’expérience.

      Répondre

  3. Jean Vascon

    29 octobre 2013 at 12:37

    Je confirme !
    La liste des fumistes est exacte. Je suis Québécois alors je connais bien la stratégie derrière les agences de placements. D’abord elles sont peu règlementé ici au Québec. Bien que vu le très grand nombre de plainte à leur sujet, un projet de loi est à l’étude pour encadrer leur action trop souvent abusive.

    La plupart du temps, elles sont surtout à la recherche de candidat pour gonflé leur * banque de poisson * afin de mieux vendre leur pseudo service de recrutement.

    Une autre observation que vous devez faire. Allez sur le site d’emploi Québec et faite une recherche général soit: une avec les agences et une autre sans les agences et vous allez constater qu’elles occupent jusqu’à 60% des emplois affichés Croyez-vous vraiment que cela est vrai ? Poser la question c’est y répondre bien sûr que non. Tous des emplois bidons. Jobboom ne fait pas exception.
    Les agences de placement polluent au Québec car il n’y a aucune règlementation.
    Pour ma part, je ne perd pas mon temps à répondre à leur annonce bidon. Également ils ont tendance à GONFLÉ les salaires annuellement afin bien entendu de rendre leur pseudo offre d’emploi extrêmement intéressante.
    D’autre part, un employeur d’envergure qui n’a pas un minimum de compétence dans la sélection de candidat pour moi cela représente une énorme faiblesse. Lorsqu’un entreprise remet sont recrutement à des agences de personnels qui elles n’ont rien d’autre à offrir que quelques belles pitounnes en tailleur talon avec leur test des psychololo et de QI pour impressionner l’imbécile qui n’y voit que du feu… Et bien passer votre chemin. Vous allez perdre votre temps assurément.

    Ce que vous devez savoir sur l’économie du Québec:
    La fonction publique dans son ensemble occupe 50% du marché de l’emploi.
    Il y a 3.6 millions de travailleurs au Québec tout les emplois confondu.
    1.2 millions de personnes travaillent directement pour l’état soit: provinciale, société d’état, régie, commission, municipalité, éducation, santé etc… A cela il faudrait ajouter tous les organismes subventionnés par l’état, tous les bureaux d’avocat qui carburent au contrat publique, bureau d’ingénieur, artistes subventionné plus souvent qu’autrement etc…
    Les grandes entreprises ayant d’excellent salaire représente un très faible pourcentage d’emploi soit autour de 2/3%. Le reste est le marché du détail qui occupe 600,000 emploi dont le très grand nombre sont au salaire minimum soit 10$ de l’heure. Sur le 600.000 emploi, il en a 400,000 qui sont à temps partiel soit autour de 20hrs semaine. Les autres emplois sont créer dans des PME dont le niveau de salaire varie selon le secteur d’activité. Mais en générale on parle de 12$ à 18$ de hrs.

    Autre chose à savoir : Si le Québec était un pays, il serait le 3ieme pays le plus endetté de la planète derrière la Grèce et le Japon. Ce qui permet au Québec de bien paraître sur le plan économique est qu’il reçoit 9 milliard par année des autres provinces du Canada.

    C’est la réalité.

    Répondre

    • Houston MacDougal

      30 octobre 2013 at 12:16

      Merci Jean pour ce témoignage très riche et toutes ces précisions. Tout ceci aiguise notre curiosité.

      Répondre

  4. Jean Vascon

    29 octobre 2013 at 13:21

    Autres précisions:

    Par expérience les agences sérieuses vont effectuer leur recrutement par elles-mêmes en parcourant les candidats qui laissent leur profil sur emploi Québec, Workopolis, Jobboom et maintenant sur certains réseau sociaux spécialisés à cette effet. Les vrais agences dignent de ce nom sont spécialisés dans un secteur cible. Elles ont des chasseurs de tête qui font de la vrai recherche. Elles ne sont pas passive et dans l’attente de CV comme celle dans la liste de fumiste. Les vrai agence ne s’affiche que très peu dans les sites d’emplois.

    Beaucoup d’agence sont fondé dans le sous-sol d’une ex employée de grosse agence ci-haut mentionné qui y voit une opportunité de faire de l’argent sur le dos des candidats sans trop d’effort. D’autres sont directement fondé par des responsables de RH de grandes manufacturières anonymement soit par l’entremise d’un amis (mais l’autre empoche des $$$) qui y est le propriétaire enregistré. Ces agences place le personnel et elles émettent les chèques de paye des employés. Si par exemple elles reçoivent 18$hrs, elles garderont 4/5$hrs sur le 18$ ! Payant hein !!! Imaginer si vous émettez chaque semaine 500 chèque de paye… Ce type d’agence est surtout présente dans le secteur agro-alimentaire et de transformation. Au Québec les agences fumistes et les malhonnêtes sont essentiellement là pour contourner les règles du ministères de l’emploi jugé trop contraignante par plusieurs entreprises à tort et à raison. L’idée de base est de payé le moins possible et d’avoir des employés jetables.

    Bien que cela va vous semble noir comme vision c’est malheureusement la vérité. Mais rien ne vous empêche de faire vous même vos recherches.

    Répondre

  5. Christian

    30 octobre 2013 at 12:32

    Sur le Qc sur-endetté, je ne suis pas étonné. Paraît que l’Alberta rince pas mal avec ses pétrodollars!! Jean Vascon confirme ce que l’on craignait et nous avons peu d’avis positifs sur les agences de placement, voire pas. Finalement reste plus que le reseautage, linkedin et les 5 à 7 😉

    Répondre

    • Sophie

      22 février 2014 at 10:19

      Hum… les sables bitumineux de l’Alberta. Mais ça, c’est un autre débat! maple leaf

      Répondre

  6. Marius Delage

    15 janvier 2015 at 16:51

    Je n’ai eu que de mauvaises expériences avec les agences de placement à mon arrivée ici à Montréal. On m’a fait passer des tests stupides soi-disant pour cibler mon profil, et puis Plus rien, jamsis plus rien. Finalement, c’est grâce à des amis que j’ai eu ma première job. Le reseautage un point c’est tout.

    Répondre

    • Alister

      20 avril 2015 at 12:56

      Vrai. Le réseautage seule technique valable. Les AdP n’offrent que trop peu de solutions. Bon article.

      Répondre

      • Jim

        17 juin 2016 at 13:04

        Une petite job avec les agences de placement mais mon vrai travail avec des contacts en 5 à 7, c’est ça la solution

        Répondre

        • Yann

          21 août 2016 at 09:43

          De toute façon, les grosses compagnies n’ont pas recours à ces agences, y’a que de la jobine peu qualifiée et peu rémunérée.

          Répondre

          • Le Roi Arthur

            21 août 2016 at 12:13

            C’est pas faux.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Voir également

Comment se rendre au Labrador?

Partie continentale du Territoire qu’il compose avec Terre-Neuve, le Labrador a été …