NYC

Se rendre à New York depuis Montréal.

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La Grosse Pomme attire toujours plus de monde, et pour un néo-montréalais il y a comme un phénomène qui vous aimante, inexorable et fascinant. Tout le monde y passe, parce que rendu là on n’est plus à 600km près. D’abord l’A15, puis l’interstates 87, on file tout droit vers le sud, en sachant que cette route on l’empruntera probablement plusieurs fois, au moins jusqu’à Albany. Vers notre destination aucune difficulté, si ce n’est le poste frontière de Lacolle. La voie des airs étant définitivement trop chère, nous privilégierons la voiture ou le bus et au passage: US Customs and Border Protection Champlain, NY à payer: 6$.

En voiture Simone.

Ouais, facile. Trop même. En tout cas c’est ce qui se fait de mieux lorsqu’on en a une. On peut en louer, mais il faut prévoir le budget: une vingtaine de dollars par jour pour les moins chères, 1000km inclus. Le surplus forcément, c’est la main au portefeuille. Mais les options sont à la carte: conducteur supplémentaire, kilométrage illimité et j’en passe. Attention, les jours aux États-Unis sont facturés chez certains prestataires. Le tout, c’est de savoir calculer (il y a quelques péages jusqu’à destination) mais surtout, savoir comment gérer sa voiture à NYC car là-bas c’est une véritable contrainte.

À partir de deux ou trois, une location de voiture peut s’avérer moins onéreuse que l’achat d’un billet de bus, notamment pour de courts séjours. En revanche, il faut se taper la route, et l’arrivée sur New York est chaotique puisque, rappelez-vous, cette ville s’étend sur plusieurs îles.

Le passage à la frontière se fait plus ou moins rapidement. Si vous êtes accompagné d’un citoyen canadien, vous lui aurez laissé le volant au préalable, juste parce que ça va plus vite comme ça (ils sont dans leur espace Schengen à eux). Vous répondrez aux questions d’usage en prenant soin de fournir une adresse de résidence aux USA. Payez la taxe d’entrée, encore 6 heures de route grand max.

Une dernière chose: votre permis français reste valable pour un séjour de moins de 3 mois aux États-Unis, mais vous devez l’avoir passé il y a plus d’un an. Vous pourrez donc conduire sans inquiétude. Pour aller plus loin, consultez ce lien.

Runaway Train*.

Sans faire nécessairement de redite avec le billet qui lui est consacré exclusivement, le voyage entre Montréal et NYC en train est plutôt plaisant. D’expérience, nous vous conseillons de vous assoir côté droit de la voiture, simplement parce que vous longerez l’Hudson et ce côté-ci, et ça c’est classe. Prix abordable, voyage confo mais particulièrement long. Vous êtes prévenu.

Babylon by Bus*.

En les prenant à l’avance, les billets aller-retour Montréal-NYC coûtent 125$, par tête. C’est donc nettement plus avantageux que la location d’une voiture pour un séjour longue durée, si vous partez seul ou à deux. En prime, vous voyager avec l’esprit de Kerouac dans un bon vieux Greyhound parce que c’est dans un de leurs bus que tout a commencé. Vous savez, la beat generation tout ça…

L’avantage de ce type de transport est que vous n’avez à vous soucier de rien. Laissez-vous porter. Il y a toute une faune de conducteurs et conductrices: de la teigne récalcitrante au vieux goguenard bien poilant, et le trajet se passe toujours bien. Les heures de départ sont intéressantes car vous pouvez partir jusqu’à minuit de Montréal et vous réveiller au petit matin dans le centre de Manhattan. Vous ne perdez pas de temps. Maintenant, je mentirais si je vous disais que vous arriverez frais comme un gardon, mais l’excitation effacera votre mal de dos, ou votre manque de sommeil.

L’épreuve de Lacolle. Dès le début, pour déterminer combien de temps vous passerez à la douane américaine, comptabilisez le nombre d’outre-mer voyageant avec vous dans le bus. Qui sont les « outre-mer »? Absolument tout le monde, moins les américains et les canadiens. Souvent, il s’agit majoritairement de français. Pourquoi? Plus il y en a, plus l’attente est longue.

L’entretien préalable à l’entrée sur le territoire: on vous questionne. C’est le lot de tous les voyageurs, sauf qu’ici on parle d’américains avec toute la paranoïa que ça implique. Ayez absolument un point de chute à New York avec l’adresse complète, voire un nom à donner. Pour le reste, tout est normal, ils veulent s’assurer que vous n’immigrez pas illégalement, donc souvenez-vous que vous avez un boulot et que vous n’êtes là qu’en vacances. Quelques empreintes et un document vert rempli plus tard, c’est tout bon, vous n’aurez plus qu’à attendre les autres français en pleine panique, essayant de se faire comprendre correctement avec leur accent déplorable. Je plaide coupable.

La suite, plusieurs heures à rechercher la bonne position dans votre siège si vous voulez piquer un somme. Lorsque vous arriverez à Albany, vous aurez fait la moitié du chemin. C’est l’heure de se sustenter ou de tenter un record d’apnée pour aller se soulager. Jetez un coup d’œil sur la porte « Peter Pan » et gloussez bêtement. Si vous êtes encore en forme, faites une blague sur le pays imaginaire et soyez-en fier même si elle ne fait rire personne car c’est une petite victoire, Peter Pan n’est qu’une compagnie de transport aux bus verts.

Arrivée Manhattan sur la 8ème avenue, à Port Authority, la gare routière. Si vous êtes du matin, allez prendre un café sur un Times Square vide ou prolongez jusqu’à Bryant Park, vous n’avez qu’à remonter la 42ème rue.

Enjoy NYC.

 2nde vidéo identique, parfois mise en privée. On voulait être certain que vous puissiez la voir.

*Excellent film mettant en scène un train fou, des évadés et les paysages de l’Alaska.

*Album live de Bob Marley & The Wailers.

Crédits photo: tpsdave.

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4 Commentaires

  1. Lucette

    8 avril 2013 at 02:33

    Bryant Park!!! Merci de citer ce joli petit parc! C’est l’endroit idéal pour siroter sn premier Starbucks de NYC!

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  2. Étienne

    7 mars 2015 at 16:50

    Le bus est une épreuve mais qui s’oublie vite une fois dans Manhattan. À recommander pour les petits budgets, et puis quand on y repense c’est quand même bien le fun.

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  3. Billy Bob

    24 septembre 2015 at 12:05

    J’avoue, à la douane les officiers américains sont de sacrés cowboys quand ils montent dans le bus. Ça hurle, ça gueule et on ne comprends pas tout mais finalement, ça passe!

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  4. Didier

    2 janvier 2017 at 17:30

    Félicitations, de l’info plutot sympa.

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