L’été indien au Canada.

temps des feuilles

Mise à part la chanson du même nom, je n’y connaissais rien sur l’été indien. Et je dois bien avouer une chose, c’est qu’il m’a fallu le vivre pour comprendre, mais surtout ressentir. Cette sensation, je vous l’assure, était incroyablement agréable. Non pas qu’il est exceptionnel qu’il fasse chaud, non, du tout, c’est plutôt le contexte qui veut ça. La réminiscence estivale où la chaleur d’un feu retrouvé nous donne du bien, là, au contact direct de la peau. Et lorsque ce phénomène se produit au moment du temps des feuilles… je ne vous dis que ça!

Qu’est-ce que l’été indien ?

C’est assez simple, il s’agit d’une courte période de chaleur après les premiers gels de l’automne et avant l’hiver. Il fait subitement chaud. Allez hop, vire ton blouson prends tes Ray-Ban, viens on va à La Ronde. C’est exactement comme ça que s’est passé ma première fois.

C’est normal? Oui, c’est l’été des Indiens, vous n’avez pas ça chez vous?

Il fallait croire que non, sauf à descendre dans le sud. J’étais bon pour une virée de manèges, et quelques jours dans Montréal à cultiver de l’endorphine sur toute la surface de mon corps à découvert.

Les origines du terme

L’expression «Indian Summer» ou «Été des Indiens» pour les québécois, fut d’abord utilisée en Pennsylvanie dans le nord des États-Unis vers la fin du 18ème siècle. Elle s’est ensuite étendue à l’État de New York, en Nouvelle-Angleterre, puis, plus tard, au Canada ainsi qu’en Angleterre. Il existe à ce jour plusieurs hypothèses sur l’origine même de cette expression, et pas une n’est moins crédible qu’une autre. Ainsi, les Amérindiens profitaient du temps doux et sans précipitations pour préparer leurs habitations en vue de la saison froide, ou encore pensaient-ils, que ce temps chaud pour la saison était envoyé par une divinité du sud-ouest nommée Coutantowit.

D’autres hypothèses, pas toujours dénuées d’un certain folklore, fleurissent parmi les sources. On raconte notamment qu’au Québec, les Indiens nomades (Montagnais, Abénakis, Malécites, Algonquins et autre) profitaient de ce temps pour changer de campement en remontant vers les territoires de chasse plus éloignés (jusqu’à la Côte-Nord par exemple), ce qui fait sens, la neige rendant la chasse au grand gibier plus aisée.

D’un point de vue météo?

Bon, on ne va pas trop se la jouer sur le coup. Fait chaud, ça on le ressent bien, mais pour les explications nous avons préféré nous en remettre à ceux qui l’expliquent beaucoup mieux que nous (voir source). « Durant l’automne, l’ensoleillement diminue et la différence de température entre le pôle et l’équateur augmente. La circulation atmosphérique située essentiellement en région polaire durant l’été tend à se décaler vers les latitudes moyennes. Ainsi, dans l’hémisphère nord, les dépressions météorologiques glissent vers le sud, tandis que l’air froid s’installe sur ces régions, et donnent du gel. Mais dans le même temps, les zones stagnantes de haute pression se déplacent encore assez lentement: il arrive donc qu’il s’écoule plusieurs jours entre chaque dépression. Les vents tournent alors vers le sud dans un courant anticyclonique et apportent le temps radouci éphémère de l’été indien, caractéristique d’un automne aux conditions estivales. En Amérique du Nord, le brouillard peut s’expliquer par le fait que l’air chaud qui vient du golfe du Mexique est humide : à la fraîcheur de la nuit, succède la condensation produite au sol et donc la constitution d’une brume matinale. » Du coup, l’été indien ne se produit pas forcément chaque année.

En résumé, les indicateurs sont les suivants:

  • la période de temps exceptionnellement chaud suivant une période de gel;
  • le temps est généralement ensoleillé;
  • il n’y a pas ou peu de précipitations;
  • les vents sont légers, de direction variable;
  • il peut y avoir un peu de brouillard matinal;
  • les températures nocturnes sont près des normales;
  • les températures diurnes sont plus élevées que la normale (environ 4 à 6 degrés de plus);
  • ces conditions doivent se poursuivre pendant au moins 3 jours.

Sources: temperatureideale, Eve Christian.

Crédits photo: Sertian.

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Un commentaire

  1. Not parisienne

    21 novembre 2018 at 03:40

    Merci pour ces informations, j’ai appris plein de choses sur l’ete indien, je ne pense pas avoir deja vécu vraiment la même chose… Bonne journée !

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