10 choses à faire avant de partir au Canada pour un boutte.

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Préparer son départ peut rapidement s’avérer stressant dès lors qu’on manque cruellement d’organisation, ou simplement parce qu’on a tendance à être un peu à l’ouest. Parfois, un simple rappel peut faire la différence. L’oubli, la faute d’inattention, ça ne pardonne pas. Tout le monde connaît la rengaine: « J’ai l’impression que j’oublie un truc…! » Et si le truc en question c’est votre passeport ou votre lettre d’introduction, c’est le monde qui s’écroule. Nous, on aime dramatiser, mais ça arrive et certains le vivent réellement comme ça. Alors au lieu de ruminer et de vérifier cinquante fois les mêmes choses, une liste s’impose. Voilà l’essentiel, j’ai envie de dire, le b.a. -ba.

1. Vérifier la validité de son passeport.

Sachez que les citoyens de France, Belgique ou Suisse n’ont pas besoin de passeport à lecture optique et/ou biométrique, car il n’est pas obligatoire pour entrer au Canada. Cependant, il doit dépasser d’au moins un jour la durée du séjour prévu sur le territoire canadien. Si ce n’est pas le cas, soyez prévoyant et changez-le.

2. Donner procuration.

Trois grands domaines où la procuration est nécessaire: banque / poste / élection. Choisissez quelqu’un de confiance, merci du conseil, mais aussi quelqu’un de pas trop curieux. Je pense notamment au compte bancaire. Que cette personne puisse intervenir à votre place n’importe quand, oui, qu’elle fouine l’état et la nature de vos achats et dépenses, non. Bon après vous savez ce que c’est, la confiance c’est comme un chèque en blanc…

3. Résilier ses divers abonnements: FAI, téléphonie et tout le reste.

Même s’il vous reste une longue période d’engagement, il existe des solutions pour résilier sans frais avec n’importe quel opérateur: ils le font tous, sous certaines conditions (déménagement à l’étranger, couverture réseau inexistante etc…). Il suffit de lire correctement les CGV/CGU. D’avance, sachez que cela ne se fait pas sans heurt. Peu importe la durée restante du contrat qui vous lie à eux, et même sans engagement (histoire de s’exonérer des frais de résiliation), on arrive à peu près à tout avec quelques pièces justificatives. Vous pourrez donc résilier sans frais. Prévoyez les choses, bloquez votre prélèvement au bon moment.

4. Numériser ses documents et les sauvegarder.

Tous vos documents officiels: passeport, carte d’identité, visa, CB, lettre d’introduction et tout ce que vous jugerez utile d’avoir en copie si jamais vous vous retrouvez à poil, par inadvertance. Vous numérisez tout ça avant de partir, puis vous vous l’envoyez en courriel (évitez l’en-tête du type: « documents officiels » c’est baliser le terrain pour les hackers du complot dont vous êtes la cible, et de toute façon, comme le rappelle Snowden: Big Brother is watching you, nous avions oublié de relire George Orwell. Erreur réparée, merci mec).

Faites également une photocopie papier de ces mêmes documents, et confiez-les à quelqu’un qui se chargera de les garder bien au chaud, en sûreté.

5. Acheter un billet d’avion au meilleur prix.

Il y a quelques astuces à suivre pour ne pas se retrouver avec un billet acheté 30% plus cher que son voisin assis à droite. Comme vous êtes avisé, vous savez qu’en saison creuse les prix sont à la baisse, qu’il faut être flexible et surtout, qu’il faut avoir lu, ou relu, l’article complet traitant du sujet sur Expérience Canadienne. Auto-promo, mais avec de la qualité.

6. Choisir le bon bagage.

La solution se trouve dans vos projets, et dans le temps que vous allez y consacrer. Deux concepts s’opposent alors: le nomadisme, ou la sédentarité. De là, vous choisirez une belle valise peu disposée à vous suivre dans d’hypothétiques pérégrinations en pleine jungle. Notez que la jungle existe aussi au Canada, on la trouve au Biodôme. Ou un beau sac à dos donc, pour se caser facilement dans une armoire sans que vous n’ayez la moindre perte de place lorsque vous souhaitez y empiler des choses. Pour ceux qui ont encore quelques doutes, un billet tout entier se charge de vous montrer la voie.

7. Réaliser son annuaire des numéros d’urgence.

Je ne veux pas vous porter le mauvais œil, mais il s’agit de cinq petites minutes de votre temps qui peuvent tout changer: recopier et conserver tous les numéros d’urgence dont vous pouvez avoir besoin en cas de coup dur. J’entends par là: votre consulat; numéro d’opposition de votre carte bleue; assurance, compagnie aérienne; amis proches et tout ce qui pourrait vous être utile.

8. Anticiper: carte de crédit et moyens de paiement.

C’est une question délicate, le but du jeu étant d’avoir de moins possible de frais bancaires une fois sur place. À cela plusieurs solutions: négocier avec sa banque au préalable, diversifier les moyens de paiement (en fonctions des commissions qui vous sont prélevées: avant ou pendant), avoir un compte dans une banque internationale (soit déjà, soit en ouvrir un juste avant), connaître sur le bout des doigts vos plafonds de dépense etc… Nous avons fait un petit récapitulatif juste là, et vous pourrez toujours ouvrir un compte avec votre NAS, une fois sur place.

9. Souscrire à une assurance.

Dans certains cas, vous n’aurez tout simplement pas le choix. Il s’agit là de tous les permis du programme EIC où une telle souscription est obligatoire. Si vous venez en tant que simple touriste, vous êtes déjà titulaires d’une assurance voyage (le strict minimum) sans le savoir si vous avez payé votre billet d’avion avec la CB qui vous suit partout, mais pour une durée ne dépassant pas les 90 jours (or, notez qu’au Canada vous pouvez obtenir un visa touriste valable 6 mois…). Dans tous les cas, vous pouvez faire un comparatif des dizaines d’assurances existantes à l’heure actuelle. Veillez toutefois à identifier vos besoins pour ne pas payer des services inutiles.

Passer deux examens médicaux au Canada, c’est comme s’acheter un billet Paris-Montréal, sans jamais monter dans l’avion. Alors si vous ne prévoyez pas de tomber malade, pensez-y, car il en sera de votre poche sinon.

10. Avoir un logement à l’arrivée.

En la matière, les solutions sont classiques: couchsurfing, auberges de jeunesse, B&B ou hôtel. Si en revanche vous comptez vous installer longtemps au même endroit, pensez à bien magasiner votre logement à l’avance, afin de vous éviter du stress inutile à l’arrivée. La colocation fonctionne très bien, les auditions sur skype aussi! Il y en a pour tous les goûts et en fonction des moyens de chacun.

Bonus!

Si au Canada vous n’avez pas forcément besoin d’un permis international, faites-le quand même ça ne coûte rien et c’est toujours utile.

Si vous comptez échanger votre permis de conduire sur place, pensez à obtenir votre Relevé d’Information Restreint au préalable (même s’il est possible de faire une demande depuis le Canada) vous gagnerez du temps au moment des démarches.

Que vous soyez touriste ou nouvel arrivant, pensez à vous procurer votre carte de libre circulation, c’est un plus en cas de contrôle douanier à votre retour.

N’oubliez pas de vous munir d’adaptateur et/ou transformateur pour que vous puissiez recharger, ou tout simplement utiliser votre matériel électronique européen.

Si vous avez un traitement médical particulier, pensez à prendre votre ordonnance, et identifiez d’ores et déjà son équivalent nord-américain. Par exemple, le Lévothyrox (qui soigne les errances de votre thyroïde) au Canada s’appelle le Synthroïd.

Si vous êtes touriste longue durée, préparez une histoire crédible (ou juste la vérité) et brandissez votre billet retour: non, vous n’avez pas l’intention de vous établir illégalement sur le territoire canadien.

Et enfin, être en règle envers les organismes sociaux de votre pays d’origine (impôts, sécu et tout le tintouin). On pense aussi au gel de vos allocations chômage si vous votre situation vous y donne droit: inscrivez-vous à Pôle Emploi avant de partir!

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14 Commentaires

  1. julien

    11 juillet 2013 at 13:05

    Encore une fois un article complet et très bien écrit. Je fais suivre!

    Répondre

    • Houston MacDougal

      12 juillet 2013 at 13:10

      Merci!

      Répondre

  2. Sandrine Gaillard

    14 juillet 2014 at 04:18

    Merci pour ce billet très utile. Bonne continuation!

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  3. Angélique

    1 août 2014 at 10:51

    Une checklist parfaite, trop cool!!

    Répondre

  4. Sauvageonne

    23 mars 2015 at 04:28

    C’est très complet, clair, essentiel et indispensable.

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    • Houston MacDougal

      23 mars 2015 at 06:38

      Merci Sauvageonne 😉

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  5. Hosting

    9 mai 2016 at 11:29

    Un nombre croissant d’etudiants decident, chaque annee, de partir a l’etranger. Dans cette perspective, Le Sorbonn@ute a dresse la check-list des incontournables a ne pas oublier avant de decoller !

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  6. Michel Fidésie

    25 juillet 2016 at 17:43

    Je ne vois rien d’autre à ajouter, l’essentiel est là, c’est cool.

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    • Houston MacDougal

      26 juillet 2016 at 08:53

      J’en suis ravi 😉

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      • stephane

        9 août 2016 at 14:39

        Bel effort, bon programme, rien à ajouter.

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  7. Antoine

    19 avril 2017 at 21:40

    Bon résumé, au moins pas de mauvaises surprises !

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  8. Mounette

    10 juillet 2017 at 09:42

    Hey! Merci pour ces précieuses indications, plus moyen d’omettre quoi que ce soit désormais, je vais m’en servir comme check-list avant de faire le grand saut de l’expatriation 🙂

    Répondre

    • Houston MacDougal

      10 juillet 2017 at 13:56

      Ravi que ce soit utile!

      Répondre

  9. Georges

    22 juillet 2017 at 14:05

    Une liste au top! C’est cool 😉

    Répondre

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