Les accessoires indispensables en avion.

confort avion

Une dizaine d’heures de vol sur un Paris – Vancouver, j’espère vivement pour vous que vous avez prévu de les traverser sans turbulences, ou en tout cas que vous aurez pris soin de vous faciliter un voyage pas toujours drôle et à bien des égards plutôt usant. On a pas tous la chance d’embarquer en classe affaire ou en première, c’est pourquoi il faut anticiper les longues heures dans un espace restreint où se mouvoir devient aussi gênant pour son voisin ou sa voisine, que pour soi-même. Allez, on passe tout ça en revue.

Le confort avant tout.

Indispensable à plus d’un titre puisque largement réutilisable, le masque de sommeil est facilement transportable et peut servir dans maintes occasions: un petit somme en plein jour, se protéger de l’écran de son voisin qui mate un film, ou plus simplement pendant une sieste crapuleuse toi même tu sais.

J’avoue, m’enfoncer des trucs dans l’oreille n’est pas quelque chose que j’apprécie particulièrement. Désagréable, gênant au moins les premières minutes, il faut admettre que les bouchons d’oreilles ont du bon. Le bruit des moteurs de l’avion, les ronflements de son voisin sont autant de raisons qui vous feront vite oublier les petits tracas d’un bouchon et la cacophonie ambiante.

Bon, il est temps de dormir. Classe économique, pas de place, je sens ma nuque qui se raidit, je ne vais pas tarder à piquer du nez et comme le poids de ma tête sera beaucoup trop lourd je vais me sentir partir à la renverse ou sur le voisin d’à côté, patatras, je suis réveillé, c’est quand même déjà la 6ème fois. Il faut agir. Le coussin de voyage va venir caler ma tête, je n’aurai pas les cervicales en vrac à mon réveil. Il en existe à mémoire de forme et c’est très bien quoiqu’un peu encombrant, et des gonflables moins confortables, mais nettement plus pratique, aucune perte de place dans la bagage.

Un peu d’hygiène et de bien-être.

  • Des lingettes rafraîchissantes:

Un brin de toilette sur son visage histoire de se donner l’illusion d’estomper ses traits tirés, on dit oui. Idem à la sortir de l’avion ou pendant une escale pour se passer un coup dans les endroits du corps qui en ont le plus besoin. Tu sais, les odeurs, quand ton voisin prie pour que tu ne gesticules pas trop.

  • Du déo:

Le corollaire du précédent pour masquer l’indésirable ou simplement repartir du bon pied. Un bon p’tit déo, celui qu’on n’achètera pas 18$ à son escale à Toronto avant de s’envoler vers Vancouver, bah non, on a déjà pris soin de l’emporter avec nous.

  • Brosse à dents et dentifrice:

Ça serait dommage de garder un bout de salade coincé entre les dents, et de ne pas laisser le monde profiter de son impeccable sourire full bright. Et puis bon, l’hygiène dentaire même à 12.000 pieds ça compte.

On vise ici le côté pratique et un peu plus classe que le fameux sac plastique pour ses contenants cabine. Une trousse de toilette transparente qu’on garde et qui passe les contrôles au poil, on préfère, mais c’est une question de choix. Les bouteilles ne sont pas nécessaires, on peut facilement recycler les petites topettes ou échantillons de gel douche et shampoing qu’on trouve dans les chambres d’hôtel, B&B ou Guest House, même si ça se fait de moins en moins. L’avantage d’avoir tout, c’est e pouvoir faire sa propre sauce.

Se la couler douce.

T’es bien installé, t’es propre, ne manque plus que de s’occuper un peu. Le problème, c’est que dans l’avion on ne peut pas faire tout ce qu’on veut, et on finit toujours un peu le cul vissé sur son siège. Bouge pas, on a la solution.

Un gadget pour certains, le Graal pour tous les autres, j’en fais partie. Alors c’est vrai, ça n’est pas le genre d’accessoire qu’on utilise tous les jours. Sauf que. Sur un long courrier, au moment de brancher son propre casque, on a toujours la désagréable sensation de se faire carotte, comme ça, au calme. Double entrée jack, double effet kiss kool. D’abord on se rend compte qu’on ne va pas pouvoir profiter du bon son de son casque, c’est décevant, mais on comprend qu’on sera obligé d’utiliser les vieux écouteurs finis à la hache que nous fournit la compagnie. De quoi s’éclater les oreilles, mais certainement pas dans une jouissance phonique.

  • Son casque bien à soi, ou ses écouteurs qu’on trimballe de partout:

Pas de mystère, ce qu’on nous livre à destination de notre conduit auditif et qu’on nous tend dans un emballage plastique qu’il faut déchirer ne porte pas le nom d’écouteurs. C’est un instrument de torture, mais il ne sert en rien à vous faire passer un agréable moment à écouter une playlist ou un film en 480p. Non non non. Et si la qualité 480p est une forme de torture en soi, épargnez-vous la douleur et le son ô combien désagréable de ce qui n’a pas de nom. Prenez votre casque, vos écouteurs, rien d’autre (enfin si, l’adaptateur pour ne pas vous faire carotte), et si en plus il a une fonction anti-bruit, c’est top.

  • Un bon bouquin aussi, ça change de l’écran.

Pour garder un peu de tenue.

Tout le personnel navigant en a, et ce n’est pas pour rien. Une fois je les ai oubliés, impossible de lacer mes chaussures à l’arrivée, mes pieds avaient doublé de volume, et marcher a été insupportable plusieurs heures. Ça m’a servi de leçon, croyez-moi sur parole. D’ailleurs, profitez-en pour faire quelques exercices et vous maintenir en forme pendant le vol, c’est déterminant.

Les quasi-indispensables.

On ne les met pas tout en haut de notre liste puisqu’à tout additionner on peut vite arriver à un volume et un poids superflu dans sa valise, mais bon, quand on les a, force est de constater qu’on a encore vu personne cracher dessus.

En classe économique, quand on a la chance d’en avoir, on se pose toujours la question de savoir à quoi ça sert finalement. Ils sont inadaptés, et il en faut toujours un minimum de deux pour se sentir à peu près mieux. L’avantage d’en posséder un, c’est avoir l’assurance d’être bien calé dans son siège, une aubaine lorsque le vol est vraiment long.

Comme pour le précédent, les compagnies aériennes se révèlent très inégales dans la fourniture de cet accessoire qui, pourtant, peut à lui seul faire basculer votre voyage d’un côté ou de l’autre: supportable/insupportable. Le petit vent frais de la clim sur les cuisses alors qu’on essaye de s’endormir, vous le situez? La petite couverture polaire de papy c’est le remède à tous les maux peut-être pas, mais c’est le gage d’un léger confort supplémentaire qui fait du bien. Alors, oui.

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Crédits photo: (1) Jack Garofalo; (2) Bruno Pierini.

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