S’informer: les démarches pour entrer aux USA.

drapeau usa

Si bénéficier d’une exemption de visa pour entrer aux États-Unis facilite grandement les choses, ça ne veut cependant pas dire qu’aucun papier ni document n’est nécessaire. Lorsque l’on vient au Canada, la tentation est grande d’aller faire un tour chez son unique voisin. Et il y a près de 9000km pour vous convaincre, bien plus que la distance qui sépare Paris de New-York. Demandez quel pvtiste montréalais n’a jamais mis les pieds à la grosse pomme, vous n’obtiendrez aucune réponse. C’est un pays très accessible et finalement, pas si rock’n roll pour y entrer, suffit d’être préparé.

La pièce maîtresse: le passeport.

Votre passeport doit être valide et, soit électronique, soit biométrique. Est-ce à dire que le passeport Delphine (lecture optique) vous interdit l’entrée sur le sol américain? NON. Un bémol toutefois, votre passeport Delphine doit vous avoir été délivré avant le 26 octobre 2005. Après cette date, vous aurez besoin d’un visa. La bonne nouvelle, c’est qu’il est échangeable gratuitement, ce qui vous permet d’éviter la procédure de demande de visa auprès de l’ambassade américaine. Il suffit de s’y prendre tôt, et vous serez exempté.

Par voie terrestre: déroulement.

C’est le triptyque qui avance avec des roues: train, voiture et bus, sur du bitume ou des rails. La douane est le passage obligatoire pour obtenir le droit d’entrer sur le territoire américain. Un minimum de préparation s’impose, histoire de ne pas commettre d’impair ou d’excès de confiance. Vous devrez répondre aux questions d’usages, afin de convaincre l’agent que vous n’êtes pas ici pour venir vous établir illégalement, et travailler de façon clandestine. Tout est bon pour prouver votre bonne foi: itinéraire détaillé, preuve de bonne santé financière, adresses de logement pendant votre voyage etc, pourvu qu’on vous demande tout ça. Dites la vérité, n’en faites pas trop, soyez convaincant.

Pas de visa pour les courts séjours touristiques, c’est à dire 90 jours, pour les français et les belges. Au-delà, vous devrez entreprendre d’autres démarches auprès de l’ambassade américaine et vous présenter avec les documents adéquats. Pour les premiers cités, seul votre passeport est nécessaire et quelques minutes pour remplir le formulaire I-94W, le fameux papier vert. Vous pouvez sourire sur les questions vous demandant si vous êtes un narcotrafiquant en état de récidive, mais ne surtout pas y répondre à la légère. Préparez du liquide (la CB ne passe pas toujours), passez à la caisse, 6$.

Agrafé dans votre passeport, le papier vert est donc valable pendant 3 mois, mais là encore c’est à la discrétion de l’agent qui le tamponne. On a vu du 95, ou du 83 jours, peu importe. Lorsque vous quittez le territoire, si vous souhaitez revenir aux USA avant l’expiration de ce délai, gardez bien le formulaire agrafé, vous n’aurez pas à payer de nouveau les 6$ de droit d’entrée. Dans le cas contraire, si vous ne pensez pas revenir pendant le délai imparti, rendez-le, c’est une obligation. Si toutefois vous oubliez, ou si vous l’avez perdu, jetez un œil sur le site de l’ambassade, ils vous disent comme faire.

Traverser la frontière en train.

C’est le moyen le plus débonnaire pour entrer aux USA. Installé pépère dans votre siège, c’est la douane qui vient jusqu’à vous. Si vous êtes affalé, redressez-vous un minimum, faut pas pousser. Check habituel: passeport, formulaire I-94W dument rempli, voire une fouille des bagages. En cas de souci, on vous fera descendre du train qui, lui, ne vous attendra pas. Maintenant soyons franc, votre horaire d’arrivée n’est là qu’à titre indicatif: la douane prend du temps, les aléas techniques aussi. Vous aurez du retard.

En voiture.

Rapide (hors fin de semaine pour les gros points de passage comme Lacolle), simple et sans remarque spécifique; c’est un peu comme pour le bus, la contrainte du nombre et des autres en moins. Vous n’avez que vous à gérer, et au maximum quatre passagers à attendre. Tout roule. Après, si jamais vous paraissez suspect et que vous donnez des réponses peu cohérentes, ils vous réservent une surprise, mais ce n’est pas le fun.

Le passage en bus.

Forcément, c’est plus long qu’en voiture. Tous les passagers descendent du bus et plus il y a d’étrangers, entendez par là non américains et non canadiens, plus ça prend du temps. Généralement, on vous demande de prendre vos affaires et de quitter le car. Pour des raisons de commodité, il arrive fréquemment qu’on préfère simplement que vous laissiez tout sur votre siège, ça permet aux douaniers de contrôler plus facilement le bus et vos effets personnels. Vous ne gérez pas ce qu’il y a en soute, ils s’en chargent. Votre passeport à la main, c’est en rang d’oignon que vous prenez la direction de la douane.

Par voie maritime ou aérienne.

Au préalable, il est impératif que vous fassiez une demande d’ESTA, c’est à dire obtenir une autorisation de voyage aux États-Unis. Elle sera valable pendant 2 ans. Chose importante, si vous ne faites que transiter par le pays (escale unique ou multiple), la demande reste obligatoire et il vous en coûtera 14$. Pour une escale, aucun souci avec la douane puisque de toute façon vous repartez aussi sec. Pour un séjour touristique, ou autre, vous devrez répondre à certaines exigences on l’a vu (voir supra), à savoir le petit interrogatoire qui va bien, une preuve d’un billet retour, ou vers une autre destination vous faisant quitter le sol américain. L’obtention de l’ESTA ne constitue en rien une garantie d’entrée, seul l’agent a le pouvoir de vous dire oui ou non.

Faire une demande d’ESTA, suivez le lien.

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Un commentaire

  1. Alexandra Petit.

    14 juillet 2014 at 09:24

    Tout pile ce que je cherchais!! Super, merci 🙂

    Répondre

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