Une virée à Niagara Falls.

niagara

Avec près de 15 millions de visiteurs chaque année à elles seules, les villes jumelles de Niagara Falls savent mettre en valeur leurs merveilles aussi vertigineuses qu’impressionnantes, les Chutes de la rivière Niagara qui séparent États-Unis du Canada. Ces chutes, les plus visitées au monde, les plus puissantes d’Amérique du Nord, font de cet endroit une destination phare en Ontario, un incontournable du pays à la feuille d’érable, mais qui laisseront au voyageur un goût parfois mitigé. Si la nature nous rappelle ici à quel point elle peut se montrer renversante, le spectacle alentour n’est pas toujours des plus attirants.

Au nombre de trois, les chutes se composent, côté canadien, d’Horsehoe Falls (Fer à cheval). Avec ses 53 mètres de haut, ce n’est pas sa hauteur qui impressionne le plus (elle est moins élevée que la Chute Montmorency par exemple), mais bien sa largeur de plus de 800 mètres qui avale 90% du débit de la rivière. De l’autre côté, se trouvent American Falls (Chutes Américaines) de 300 mètres de long, et la dernière, Bridal Veil Falls (Le Voile de la Mariée) et ses timides 17 mètres de long entre ses deux grandes sœurs.

Alors, on y va. Mais qu’est-ce qu’on y fait?

Niagara Falls Attractions, et au milieu coule une rivière.

T’as la réf?

  • Journey Behind the Falls.

Allez, hop, on descend quelque 13 étages, soit 46 mètres, ce n’est pas rien, et on essaye de garder les yeux ouverts avec tout ce qu’on se prend dans la figure. Ce qui est possible, mais pas sans conséquence. Il n’y a pas à dire, les Chutes Horseshoe ici sont impressionnantes et nous en sommes au plus près sur la plateforme d’observation. Le tumulte assourdissant crée une sensation unique de puissance et de grandeur. Après une bonne douche et un poncho en guise de souvenir qu’on n’enlèvera pas avant un moment, un tunnel vous mène derrière la cascade, là où dans le tonnerre l’eau s’abat, et c’est tout.

  • La Tyrolienne aux chutes.

 Avez-vous le cœur bien accroché? Moi, j’avoue que la sensation du vide, et surtout ce moment où il va bien falloir se lancer, et bien ça n’est pas du tout mon truc. Peut-être serait-il le bon moment de faire une entorse à ses peurs (et à son portefeuille) et profiter de ce genre d’attraction dans un cadre pareil. C’est bien là tout l’intérêt de la tyrolienne estivale (tu t’en doutais),  une vue dingue, un peu de sensations fortes, prendre de la vitesse pour sécher ses habits trempés dans le bateau et choper une bonne pneumonie. Le tour est joué.

Plus d’infos sur ces deux activités: Niagara Parks.

  • Hornesblower.

Voilà le topo: « Cette légendaire excursion en bateau vers les chutes du Niagara est l’attraction la plus visitée par les touristes au Canada. Depuis plus de 170 ans d’exploitation, ce sont des millions de touristes du monde entier qui ont déjà été convaincus par cette expérience. » Plusieurs formules, le tout étant de s’aventurer au cœur de la brume et des tourbillons du fer à cheval, avec son poncho souvenir comme seul rempart d’une eau parfois glacée qui s’infiltrera malgré tout. Même dans des endroits ou t’as pas idée. Aux avant-postes Capitaine, vous m’en remettrez bien une bonne rasade. Unique. Touristique aussi, mais unique.

Plus d’infos sur cet incontournable: Niagara Cruises.

  • White Water Walk.

Là, on découvre le fond de la gorge du Niagara où l’on se rend réellement compte de l’intensité du courant de la rivière. Une passerelle en bois longe les rapides classés VI, c’est-à-dire infranchissables, avec risque de mort à la moindre bévue, et se retrouver là dedans, en soi c’est déjà une bévue. Impressionnant.

Bonus: Il y a également The Whirlpool Aero Car, très cher et très court, qui permet d’observer le « tourbillon » de la rivière et voilà. Son prix agit généralement comme un répulsif. Une dernière: Whirlpool Jet Boat Tours, dont on garantit les sensations, à base de speed boat vitaminé spécialement conçu pour avaler du rapide. On mange de la vague et on aime ça.

Un conseil qui ne mange pas de pain: une petite laine, le petit cache-col tu sais, le petit truc qui réchauffe quoi. Oui parce qu’il y a tant d’eau et de remous dans les airs qu’on peut vite se dire qu’il se fait frette, même l’été. Pensez également à protéger vos divers appareils qui ne sont pas forcément waterproof et qui souffriront d’une certaine négligence.

clifton hill

Money, money, money.

Si un jour on m’avait dit que je mettrais Abba dans le titre…

Anyway. On peut s’extasier plusieurs minutes devant d’écrasantes trombes d’eau d’une cascade monumentale qui s’abattent comme les pas d’un géant sur un château de cartes, mais après? Eh bien après, il faut rentabiliser ce que Mère Nature nous a offert, et faire en sorte que le chaland se sente ici bien au chaud. Du coup, Niagara Falls, c’est une aire touristique aux allures de ville nouvelle dans laquelle se trouve amusements, divertissements, distractions (qui a dit attrape-couillon?), et tous les synonymes qui vont avec. C’est Las Vegas les gars, où est passé ce foutu désert? C’est le Grand Canyon ma gueule, tu peux même faire un tour en hélicoptère! Trop cher? M’enfin, de toute façon de l’argent, il t’en faudra. Il faut sans cesse passer à la caisse, les meilleurs points de vue sont également les plus chers, sans compter les parkings: plus on s’approche des chutes, plus les prix flambent, ou comment 10 minutes de marche peuvent vous faire économiser près de 20 dollars de stationnement.

Quant au reste? C’est à vous de voir. Il y a deux casinos, (Casino Niagara et Fallsview Casino Resort), pour doubler la mise et y laisser sa chemise. Marineland dont on se plaint de gâcher son potentiel quand on a toujours eu en sainte horreur ce genre de parc à thème. La Tour Skylon pour se payer une vue imprenable après le passage dans un ascenseur supersonique, un peu comme à Toronto et la CN Tower dont on appréciera le passage dans les ténèbres pour voir s’illuminer les chutes (jusqu’à minuit l’été, mais la tour ferme à 22h). La SkyWheel sur Clifton Hill, un autre spot, une autre ambiance pour shooter de la cascade de tous bords (y paraîtrait que les cabines sont climatisées, y paraîtrait). Un golf. Fallsview Indoor Waterpark pour barboter dans des jeux d’eau dans un complexe qui mériterait un coup de pinceau. Niagara Speedway pour se coller des peaux de bananes sous les roues et vivre IRL les sessions de Mario Kart de notre jeunesse. L’IMAX Theatre pour s’en prendre plein la vue, et cætera, et cætera.

niagara falls

La version américaine, à titre informatif.

On va passer rapidement sur ce point. Non pas qu’il n’y ait rien d’intéressant à faire, mais tout simplement parce qu’on a voulu resté focalisé sur le côté le plus intéressant selon notre point de vue, et il se trouve au Canada.  Mais sachez qu’il vous faudra traverser la frontière, et donc réaliser quelques démarches pour entrer aux USA. Profitez-en pour emprunter le Rainbow Bridge à pieds, vous verrez, vous ne serez pas déçu (s’il fait beau).

  • Cave of the Winds.

Littéralement la Grotte des vents, mais de cavernes il ne s’en trouve point. Ou alors c’est qu’on a mal vu. Il s’agit d’une série de passerelles en bois qui courent à la base du « voile de la mariée »,  aux premières loges des Chutes Américaines, et dont on  prend l’ascenseur sur Goat Island. On se fait gauger et on est heureux.

  • Observation Tower.

Une vue imprenable sur Queen Victoria Park, en face, au Canada. C’est évidemment exagéré puisque cette tour d’observation, comme son nom l’indique, offre un panorama sur les trois chutes du Niagara, mais du côté yankee. C’est également de là qu’on s’embarque pour l’attraction reine des deux côtés de la rivière.

Plus d’infos pour ces deux attractions: Niagara Falls State Park (en).

  • Maid of the Mist.

Le meilleur pour la fin, tu nous connais. Le pendant canadien est absolument identique pour ce genre de croisière. Si vous êtes de ce côté de la rivière, le Maid est fait pour vous, à cela près que vous marcherez sur les traces de Marilyn et que, ça reste mon avis, le bateau dans lequel vous monterez demeure le plus stylé des Chutes.

Allez voir par ici: Maid of the Mist.

En y repensant, on se dit qu’on aurait très bien pu intituler notre billet « Comment claquer tout son pognon au bord d’une grande chute d’eau« , pis on se dit que finalement c’est aussi ça Niagara Falls. Un vrai paradoxe. L’œuvre folle de Mère Nature, mise en scène dans son propre parc à thème aux allures artificielles. Il y a comme un goût de démesure, et ce n’est pas toujours réussi. Assurément, vous n’aimerez pas tout à Niagara Falls, mais ne détesterez pas non plus l’essentiel, les chutes.

Crédits photo: (1) imagenesmy; (2) Clifton Hill; (3) Best Wallpaper.

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2 Commentaires

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    Vanessa

    12 mai 2019 at 04:32

    Les chutes sont impressionnantes et belles, nettement moins la ville.

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  2. Avatar

    Claudine

    7 juin 2019 at 20:42

    C’est beau l’hiver aussi mais alors c’est Disney Land tout le reste, en moins fun

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