Se protéger des maringouins, ces satanés moustiques.

moustique

Pour la petite info indispensable puisqu’inutile, sachez que « moustique » vient de l’espagnol « mosquito » qui veut dire petite mouche (mais nous on sait qu’en vrai ça veut dire « saloperie »), mais aussi que le second plus vieux fossile de cet insecte a été découvert en Alberta, et serait vieux de 76 à 79 millions d’années. Emprisonné dans l’ambre, on regrette que tous ses congénères n’aient pas eu le même destin. Ça vous la coupe? Le contraire nous étonnerait. Alors oui, c’est un fait, on retrouve ces bibittes partout dans le monde. Au Canada, elles sont présentes dans l’intégralité de la Fédération, et sont extrêmement abondantes dans les régions septentrionales durant le court été arctique. On a décidé de vous en parler parce que s’ils vous aiment, vous, vous n’allez pas les aimer.

Où, quand, comment, et pourquoi tant de haine?

Le mois de juin et le début du mois de juillet représente la période où le maringouin pullule le plus dans tout le Canada, surtout à la campagne et dans les forêts. À mesure que la chaleur augmente, son nombre diminue, mais son activité n’en demeure pas moins efficace. Après tout, il suffit bien d’une seule piqûre pour être enquiquiné toute une journée. D’ailleurs, c’est au lever et au coucher du soleil que la bataille sera la plus rude, mais pour autant l’activité de ce moustique couvre tout le cadran. Il est plus fort que vous.

Les maringouins ont les ailes recouvertes de microscopiques écailles, ils vivent trois semaines, trois semaines de trop. Le bec de la femelle (la seule à se nourrir de vous) possède six longues lames qui entrent dans la peau où elle pompe votre sang. Bref, on ne vous pique pas, on vous charcute, puis on vous vampirise. Ces femelles, qui se procurent le sang nécessaire à la production de leurs œufs, doivent prendre le temps de digérer leur repas sanguin, de trouver un site de ponte adéquat et d’y déposer leurs futures progénitures. Surtout, ne nourrissez pas ces insectes.

Se protéger: les solutions.

La véritable astuce, c’est le cumul. Un peu de tout cela et vous devriez passer entre les gouttes.

  • Les fringues: Évitez les couleurs foncées (le bleu foncé étant la pire de toutes les couleurs à porter), les vêtements luisants ou fluo. Préférez-leur des vêtements clairs, blancs ou beiges, et de préférence longs (l’été s’ra chaud, l’été s’ra chaud…). Lorsque le temps est humide, il faut éviter de sortir sans être vêtu de la tête aux pieds.

 

  • Smells like teen spirit, les odeurs: Lorsque vous effectuez une activité de plein air en forêt, évitez de mettre du parfum ou tout autre produit à odeur sucrée (savon odorant, lotion après-rasage…) qui risque de les attirer davantage. Choisissez plutôt des produits non parfumés, idem pour vos sapes.

 

  • La moustiquaire: L’indispensable de la tente de tout bon campeur. Pour votre couvre-chef et si vous souhaitez ressembler à un apiculteur, c’est à vous de voir.

 

  • L’anti-moustiques: Vous savez, celui qui ne sent pas bon et qui ne marche pas! Bon, en vrai, il y en a qui sont quand même efficaces, mais agressifs pour la peau. Utilisez-en un à base de DEET ou d’eucalyptus, citronnelle ou huile de lavande. Si vous ne voulez pas faire d’erreur, achetez sur place c’est encore le mieux. Nous, on nous a refilé du Muskol (marque locale) et on s’en est sorti plutôt bien au Parc Algonquin. On en trouve aisément en pharmacie.

Et pour les autres bestioles?

Il n’y a pas que les maringouins qui peuvent être susceptibles de vous ennuyer. Trop facile. Présentation de vos nouveaux amis:

Le brûlot. Son nom lui vient de la sensation qu’il vous laisse après un baiser un peu trop appuyé, il brûle. C’est le plus petit des insectes piqueurs qu’on trouve tout l’été, surtout en fin d’après-midi, même si son activité ne connaît aucun repos.

La mouche noire. Elle est plus petite que le moustique et présente jusqu’en septembre dans les régions de conifères. Vous les trouverez sur votre peau aux aurores et un peu avant le crépuscule, c’est une romantique. Attention, elle fait des heures supplémentaires si le temps est chaud et humide, et qu’il souffle un vent léger. Là, c’est toute la journée qu’elle voudra vous faire quelques câlins.

La mouche à chevreuil. On dirait une mouche normale alors pour la distinguer de premier coup, bonne chance. De juin à août sous chaleur et beau temps, si votre cuir chevelu vous irrite un peu, ne cherchez plus, c’est de sa faute.

Notre expérience.

On a testé la balade dans le Parc régional de la Forêt Ouareau (à 100 bornes de Montréal) en plein été, à l’heure idéale, avec l’attirail complet de la parfaite bleusaille. Verdict? Ça gratte, mais violent.

 

mosquito

Crédits photo: (1) stonehorsestudios; (2) how to draw funny cartoons.

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3 Commentaires

  1. Anne-France

    13 mai 2017 at 06:07

    Oh! Les sales bêtes 🙂

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    • Houston MacDougal

      13 mai 2017 at 06:51

      Aaaaah ça!!!!!

      Répondre

  2. Alice

    2 juin 2017 at 08:13

    Lors de mon été québécois, je me suis faite toute piquée! Si seulement j’avais mieux du me protéger 😉

    Répondre

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