Pâté chinois: la recette.

pâté chinois

Véritable institution, ce mets typiquement québécois ravigotera les plus frileux d’entre vous pendant la longue saison d’hiver. On dit de lui qu’il est « simple et réconfortant« , qu’il a d’obscures origines entre des émigrants canadiens du Maine, et la construction du chemin de fer à travers le pays par les hommes de l’Empire du Milieu. Si l’imaginaire collectif a largement adopté cette dernière hypothèse, le débat porte à controverse, et les plus curieux d’entre vous ne manqueront pas de se documenter (Le mystère insondable du pâté chinois).

Fièrement élu « Plat National du Québec » par le quotidien Le Devoir, nous voulions quand même dire à ces journalistes: « Faut pas s’emballer comme ça les mecs, vraiment, faut pas s’emballer… »

Allez hop, envoie ton auge ma chérie, tu m’en diras des nouvelles.

Les ingrédients (quantité suffisante pour un dîner en amoureux).

3 pommes de terre.

2 cuillères à soupe de lait.

1 cuillère à café d’huile.

250gr (8oz) de bœuf haché extra maigre (15% de m.g).

250gr de maïs (blé d’inde) crémeux.

Sel, poivre à volonté.

Paprika (ou pas)..

Fromage râpé pour faire gratiner parce que c’est classe. Merci d’éviter le chewing-gum sans goût de chez Kraft.

Notez qu’il existe tout un tas de variantes: aux lentilles, végétarien, mexicain, aux légumes…

La préparation.

1/ Faire une purée de pommes de terre.

2/ Faire revenir les ognons dans l’huile, puis cuire la viande avec. On ajoute un peu de sel, un peu de poivre, la vie est belle.

3/ Dans un plat à gratin: faites une première couche avec la viande; une seconde avec le maïs; et enfin la troisième avec la purée. Recouvrez de gruyère râpe, voire d’un peu de paprika.

4/ Enfournez le tout à 190° pendant 25 minutes (vous aurez pris soin de préchauffer le four).

5/ Ne vous brûlez pas, servez.

Les conseils culinaires de Houston MacDougal.

  • La tradition veut que le pâté chinois se déguste accompagné de ketchup… vous savez, ce condensé de sucre aromatisé à la tomate.
  • Après la dégustation, si quelqu’un vous propose un petit peu de rabes, dites non avec élégance et courtoisie, mais dites non quand même. Nul besoin de prendre la fuite.

Évidemment sur un malentendu, il arrive aussi que certains aiment…

  • Pour optimiser la recette du pâté chinois, faites un hachis parmentier, un vrai.

La surprise du Chef: Misteur Valaire* cuisine pour vous.

 Parlons un peu à la troisième personne. Houston, qui aime la bonne cuisine, simple et raffinée, avec de bons et beaux produits, trouve le pâté chinois plutôt ignoble. Le mot est lâché. Et vous?

* À découvrir avec les sublimes Golden Bombay, et Bellevue (entre autres).

Crédits photo: Cook & Bake.

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5 Commentaires

  1. Cordon Bleu

    14 juillet 2014 at 03:15

    Ça m’a l’air beurk avec du maïs mais je vais quand même tester.

    Répondre

    • Houston MacDougal

      14 juillet 2014 at 09:30

      Bel esprit, beau pseudo.

      Répondre

  2. Dînette

    28 juillet 2014 at 14:01

    Super sympa Misteur Valaire à la fin, j’adore!

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  3. Frank

    18 août 2014 at 13:04

    Excellent le contraste texte/vidéo 🙂

    Répondre

  4. Gourmet 4*

    27 mars 2015 at 03:26

    Une découverte culinaire qui restera pour moi le vague souvenir de l’entre-deux. Ni très bon, ni très mauvais, et à moins d’être affamé, pour sûr, on ne retend pas l’assiette. Il fait son office: il rassasie et c’est à peu près tout.

    Répondre

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