Programme ORA: Ontario / Rhône-Alpes.

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Ce programme d’échange entre étudiants venus de la province de l’Ontario et de la région Rhône-Alpes (ORA) est encore largement méconnu malgré sa création en 1991. La première raison est liée au faible quota dont peuvent bénéficier les étudiants: 65 côté français, c’est à dire 5 par établissements partenaires; mais aussi le faible attrait qu’il suscite. La cause? Une méconnaissance totale de ceux qui pourraient prétendre y avoir accès: on n’en fait pas la publicité, on ne le met pas en avant. Le programme ORA c’est bien simple, en fait, personne ne connait.

En quelques mots, vous avez la possibilité de partir étudier un semestre au moins dans une fac ontarienne.

Les conditions de participations.

Vous devez:

  • être inscrit dans n’importe quelle filière sauf dentaire et médecine,
  • être au moins en seconde année (L2),
  • avoir un bon dossier. Décoder: ne pas être une quiche et donc avoir de bons résultats et une moyenne honorable. Oui parce que certains ne doutent de rien… quand on voit le nombre d’étudiants en Rhône-Alpes et le nombre de places disponibles, faut s’arracher un minimum les gars.
  • avoir un bon niveau d’anglais (95% des cours sont en anglais). Un marathon de séries américaines en v.o n’est pas suffisant pour s’y préparer. Il faut être vachement balèze dès le départ, test du TOEFL à l’appui, enfin, c’est mieux.

Vous pourrez faire une demande si vous êtes étudiant dans l’une de ces 12 universités ou Grandes Écoles: Lyon 1, 2 et 3, Grenoble 1, 2 et 3, IEP de Lyon et de Grenoble, ENS, INSA, École Centrale de Lyon, Savoie, et St. Étienne.

Si vous êtes éligible au programme, contactez le bureau chargé des relations internationales de votre établissement. Pour l’heure, celui de l’Université Louis Lumière Lyon 2 a la gestion du programme pour les rhônalpins.

Les universités ontariennes partenaires.

Elles sont au nombre de 15:

  • Toronto: University of Toronto, York University and Ryerson
  • Ottawa: University of Ottawa, Carleton University
  • St. Catharines: Brock University
  • London: University of Western Ontario
  • Windsor: University of Windsor
  • Guelph: University of Guelph
  • London: University of Waterloo
  • Kingston: Queen’s University
  • Sudbury: Laurentian University
  • North Bay: Nipissing University
  • Thunder Bay: Lakehead University.

Lorsque vous effectuerez votre demande, vous inscrirez trois choix par ordre de préférence. Si vous êtes pris, vous avez la garantie d’intégrer l’un de ces trois établissements.

Le coût.

Vous n’aurez pas de frais d’inscription supplémentaires dans votre université d’accueil. N’oubliez pas qu’il s’agit d’un échange avec votre établissement scolaire d’origine, donc en principe vous vous serez déjà acquittés de ces frais. Sinon, il y a un problème.

Pour partir, vous pouvez bénéficier de la Bourse Explo’ra sup, dont les renseignements se trouvent ici. Selon les critères, elle varie entre 380 et 530€ par mois, mais n’est pas automatiquement attribuée. De même, si vous l’obtenez, il est possible qu’elle ne couvre pas l’intégralité de votre séjour.

En revanche, vous paierez votre billet d’avion A/R, et tout le reste (logement, nourriture, etc…). Pour faire simple, hors coût du billet d’avion, vous devez tabler sur un budget initial de 7000€ si vous restez entre 8 et 10 mois. Vous aurez la possibilité de travailler sur le campus, mais ce n’est pas gagné (assistant de prof la majorité du temps, peu de places).

À ce propos, une précision: on vous dit « Vous pouvez travailler à temps partiel seulement sur les campus. » C’est dit, c’est écrit. Néanmoins, je reste convaincu que rien ne vous empêche de faire une demande de permis de travail hors campus une fois sur place. Tout simplement si vous en respectez les conditions, notamment après six mois d’études (voir le billet dédié à ce permis), voire tenter l’expérience et rester plus longtemps: faire une demande de permis de travail post-diplôme si vous correspondez aux critères.

Crédits photo: Nhelia.

Source: ora (site en anglais).

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