On the road: la Klondike Highway.

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Reliant Skagwaw en Alaska, à Dawson City au Yukon, la Klondike Highway a des airs d’équipée vers l’inconnu. Si vous rêviez d’un road trip hors-norme, aux confins d’une région où la fièvre de l’or a attiré bien des hommes, vous êtes alors sur le bon chemin. Là, ce ne sont que paysages majestueux, où la nature s’exprime en grand de façon parfois brutale et tout ceci, vous vous apprêtez à en faire la découverte. Faites l’expérience de la route N°2 et du Nord canadien, et vivez une aventure unique.

Un brin d’Histoire?

Ne vous attendez pas à un récit aussi épique que la construction de la route de l’Alaska. Non, la réalisation de la Klondike Highway débute dans les années 50 et traine. Longtemps. Des années. Elle relie pour les touristes Skagway à Carcross au sud quelques semaines par an, avant d’être pleinement utilisée par les trucks de fret routier, économie oblige, dans les années 80. Au nord, même rengaine, avec en prime une qualité de revêtement pas folle. D’ailleurs, aujourd’hui tout va mieux et ne vous laissez pas surprendre par la photo d’en-tête qui peut apparaître trompeuse. La route est goudronnée sur les 705 kilomètres qui la composent. Alors roulez jeunesse.

from klondike highway

Quelques infos.

On reste sur le même registre de ce qui est conseillé pour emprunter l’Alaska Highway. Même région, même tracé sur la portion traversant Whitehorse, aucune raison de modifier notre propos, on reste dans la cohérence et le copier-coller.

Ainsi, on aurait tort de partir comme ça, la fleur au fusil, en s’imaginant qu’un pouceux arrive toujours à destination. Ça pourrait être vrai si l’on a l’éternité devant soi et qu’on est immunisé des intempéries, ou si le voyage aux côtés d’un trucker américain était le gage d’une visite contemplative réussie. Après tout, le mec est pas guide touristique, pis faut bien qu’il livre. Eh oui, car après la Klondike, se trouve la Top of the World pour rejoindre l’Alaska, plus qu’un itinéraire bis, c’est un peu la voie des héros. Restez néanmoins plutôt libre de vos mouvements, au volant ou au guidon de votre propre véhicule.

  • La saison idéale?

On ne va pas vous mentir, c’est l’été. Rappelez-vous que vous êtes quand même très au nord, avec tout ce que ça implique, donc les mois les plus chauds sont les plus agréables pour profiter du Yukon et rouler avec un minimum de confort. Le reste du temps, les conditions peuvent vite devenir extrêmes, et elles le seront. Il vous faudra dès lors avoir un équipement à toute épreuve, pour vous comme pour votre véhicule. Pis bon, l’hiver à -40° ça caille, et profiter des paysages en plein blizzard, on a connu mieux.

  • On the road, sur quatre roues, ou moins.

On imagine tout à fait pouvoir se faire la Klondike Highway en bécane, sur une trail comme la GS du paternel, mais sous ces latitudes on préfère quand même dormir dans la voiture plutôt que sous la tente, en cas de besoin. Du coup, on laissera les plus téméraires ou les plus passionnés, on sait qu’il y en a, le soin d’apporter leur témoignage. On trouve d’ailleurs sur la toile des blogueurs qui ont réalisé l’aventure à vélo, la lecture de leurs récits me laisse à chaque fois admiratif. Optez selon vos préférences, et les nôtres se portent vers un véhicule plutôt confortable (pick-up, camping-car, WestFalia pour ceux qui savent voyager avec du style…), qui n’a pas peur d’avaler des kilomètres. Il est conseillé de rouler avec les phares allumés en tout temps. Quelques outils (en cas de pépins mécaniques), une petite roue de secours et vous êtes presque parés. Gardez toutefois un œil sur la jauge de réservoir, les distances entre chaque pompe peuvent être longues, même si dans la partie sud vous ne devriez pas avoir ce genre de souci.

Pensez à installer sur votre smartphone les applications qui vont bien (cf « Utile pour bouger »), on ne sait jamais.

  • Les indispensables.

On pense tout de suite aux bonnes vieilles cartes routières à papa, parce que c’est toujours la classe un road trip à l’ancienne. Bien entendu, votre passeport, et votre permis international (c’est plus prudent) en plus de votre permis régulier, viendront alourdir un peu votre portefeuille, mais vous y êtes habitués. Il y a différentes façons de venir au Yukon, mais si vous débarquez à Skagway en Alaska, il vous faudra passer la frontière et ça n’est pas toujours qu’une simple formalité, préparez-vous.

klondike highway

Quelques lieux qu’il faut voir.

Comme nous l’avions déjà rappelé pour ce genre de road trip, il ne s’agit pas d’établir une feuille de route, puisque, ce qu’il y a de magique à se laisser porter dans une escapade sauvage, c’est également de se perdre. Encore faut-il oser sortir quelques fois des sentiers battus. Néanmoins, il y a quelques « petites choses » qu’il serait dommage de louper. On en révèle quelques-unes et on vous laisse la surprise pour tout le reste. Et puisque ce billet traite du Yukon, une fois n’est pas coutume, nous allons partir de la frontière canado-américaine pour lentement remonter vers le nord. Le début de notre itinéraire a donc une place de choix sur le bitume qui traverse la Colombie-Britannique. Il ne nous est en effet pas apparu pertinent de séparer le Territoire de la Province s’agissant de la Klondike Highway, puisqu’elle ne fait qu’une cinquantaine de kilomètres seulement sous le 60ème parallèle nord.

  • Yukon Suspension Bridge.

Là on est sur quelque chose. C’est une attraction qu’il faut payer, et en même temps quelle idée de construire un pont ici? C’est peut-être ça le coup de génie, hein? Réaliser un pont suspendu dont le modèle économique nous échappe (il n’y a rien autour), qui surplombe le canyon de la rivière Tushi, en se disant que les couillons comme vous et moi (no offense) mettrons un p’tit billet pour le franchir. Hey! On est des touristes ou pas? Bon, alors on y va!

  • Carcross Desert.

On en parlait justement dans 5 lieux insolites au Yukon parce que le désert de Carcross est réputé comme étant le plus petit du monde. Pensez donc, 260 hectares de sable, c’est à peine de quoi recouvrir le 5ème arrondissement de Paris, ou comment prendre des cours à la Sorbonne-Plage.

  • Emerald Lake.

Walter White l’expliquerait mieux que moi, mais la belle couleur bleu-vert du lac Emerald est créée par la lumière du soleil qui réfléchit une couche blanche de « marne » sur le lit du lac. La marne est une argile de carbonate de calcium blanche, qui se forme dans l’eau puis se dépose, souvent de manière inégale, sur le fond du lac. Il se forme lorsque suffisamment de carbonate (provenant de la dissolution du calcaire) réagit avec le calcium dans l’eau.

  • Robinson Roadhouse.

Cet ancien relais routier, devenu site historique, offre un aperçu de la ruée vers l’or du Klondike, et de la vie des nombreux mineurs et trappeurs qui vivaient dans la région. Un saut dans le temps, un témoin du passé.

Puisque l’effervescence urbaine vous manquait déjà, il y a là presque la totalité de la population du Yukon (65 à 70%… oui, tu as bien lu), alors profitez-en!

  • Tout le reste jusqu’à…

On s’est dit qu’on allait se focaliser sur le sud et laisser la surprise pour le reste. « C’est ça Houston, t’en sais rien en vrai! » Alors justement, voici un petit pdf qui se paye le luxe de répertorier les meilleurs points de vue, haltes et autres lieux d’intérêts, en plus d’infos qui seront toujours d’une grande utilité. Check le QR code l’ami(e), et enjoy le Klondike, tu nous remercieras plus tard!

  • Dawson.

Rends-toi au Downtown Hotel. Commande et bois un whisky, mais pas trop, juste un doigt. Les vrais savent.

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Source: Sights and Sites.

Crédits photo: (1) Alaska Shore Tours; (2) Joe Nguyen; (3) keithwillshaw; (4) Andy Mason; (5) Alexandra Carré; (6) Bob Ell.

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