Le Programme CREPUQ.

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Nous sommes tous désormais plus ou moins familiers avec les programmes de mobilité des étudiants, en Europe notamment avec ERASMUS, mais peu de personnes savent qu’il en existe un spécifique, et qui fait le pont entre les universités françaises et québécoises. Une chance, on vous en parle.

Quelques mots sur le Programme.

La Conférence des Recteurs et des Principaux des Universités du Québec (CREPUQ) a pour but de permettre aux étudiants de suivre des enseignements au Québec pour un semestre ou une année universitaire. Attention, la sélection s’opère sur la base des résultats universitaires, la motivation, mais également sur recommandation des enseignants. Autrement dit, si parmi vous des cancres ou des fumistes espéraient cirer les bancs du fond des amphis québécois, ils risquent d’être déçus. Le Programme se mérite, le tri est implacable.

Les conditions requises pour participer.

Au moment de votre candidature, il faut:

  • être inscrit depuis au moins un an dans une université française participant au programme.
  • si vous souhaitez intégrer une université québécoise anglophone (McGill et Concordia à Montréal, ou Bishop’s à Sherbrooke), vous devrez justifier d’un niveau d’anglais suffisant dont la preuve devra être jointe à votre dossier. Il vous faudra donc passer le TOEFL (et obtenir un minimum de 80/120) ou le TOEIC.

Sachez que les étudiants étrangers (hors UE) inscrits dans les universités françaises sont éligibles au programme, il n’y a donc pas de condition de nationalité. Il faut cependant qu’ils soient titulaires d’un titre de séjour valable durant toute la durée de leur mobilité.

Se porter candidat.

Discuter avec vos enseignants pour vous faire une première idée du programme, de l’opportunité qu’il représente et surtout, afin d’évaluer vos chances de réussite. Ensuite, prenez contact avec votre BRI lorsque vous serez décidé et motivé, pour tout mettre en place.

Les démarches à entreprendre.

En premier lieu, sachez que vous avez la possibilité de choisir 3 universités. Cependant, puisque personne n’apprécie vraiment d’être considéré comme la roue de secours, les faits démontrent qu’en réalité les établissements inscrits en second et troisième choix vous rejetteront quasi systématiquement.

D’autre part, si votre université se charge de la transmission de votre dossier (elle seule peut le faire), il va falloir y mettre un peu du vôtre quand même. Vous devrez donc:

  • obtenir l’approbation de la liste des cours projetés émise par votre responsable, pour chaque choix d’université.
  • obtenir une lettre personnalisée de recommandation émise par votre responsable.
  • obtenir une lettre de votre responsable attestant votre maîtrise de la langue d’enseignement de votre établissement d’accueil.

Bien évidemment, vous aurez, à ce stade, pris la peine de vous renseigner sur les conditions d’accès de/des université(s) que vous projetez de rejoindre. En effet, tous les programmes des établissements ne sont pas ouverts à l’échange CREPUQ.

La composition du dossier.

Tous les documents ci-après seront à déposer au Service des Relations Internationales de votre université ou école, pour signature.

  • une copie du formulaire de demande de participation signée.
  • une photocopie de votre passeport.
  • une photocopie de tous vos diplômes universitaires et relevés de notes tamponnés par votre département d’étude, pour chaque année, mais également la photocopie de votre baccalauréat et son relevé de notes.
  • la liste des enseignements suivis dans votre établissement de l’année en cours.
  • une lettre de motivation, rédigée dans la langue d’enseignement de l’établissement d’accueil, présentant les objectifs de formation poursuivis en participant au programme d’échanges.
  • un CV (en anglais pour les universités anglophones, avec vos résultats au TOEFL).
  • la liste des cours (titre et code) que vous souhaitez suivre pour chacun des choix d’université québécoise, liste approuvée et signée par l’enseignant responsable. Attention, il est impératif de choisir des cours dispensés dans un seul et même diplôme.

Attention, certains établissements québécois exigent des documents spécifiques. Rendez-vous sur leur site afin d’en connaître la nature. Il est également important de noter que tout dossier incomplet est synonyme de rejet, et cette décision est sans appel.

Le CREPUQ, un bon plan?

Franchement, oui. D’un point de vue pratique d’abord: quand vous postulez pour ce programme, c’est votre établissement d’enseignement qui se chargera de la majorité des démarches administratives à votre place.

D’un point de vue financier ensuite: vous ne paierez pas les frais de scolarité de votre université québécoise d’accueil (mais vous paierez ceux de votre université française d’origine, nettement moins chers).

Ouvrir le champ des possibles: si vous correspondez aux conditions requises à l’obtention d’un permis de travail post-diplôme, vous pouvez certainement envisager de poursuivre votre expérience au Québec.

Et enfin: partir étudier à l’étranger, c’est… faut-il vraiment qu’on vous le dise?

Lien utile: CREPUQ.

Crédits photo: toppr.

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