10 conseils pour avoir vos billets d’avion au meilleur prix.

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Acheter un billet d’avion c’est comme acquérir des actions en bourse. Ou trop tôt, ou trop tard bref, ce n’est jamais le bon moment. Pas de formule mathématique non plus, les prix des vols sont variables et réactifs (j’ai failli choisir son anagramme: créatifs). D’un jour sur l’autre, ça peut être 15% d’augmentation sans véritable raison apparente à cela. Dans ce brouillard, quelques règles toutefois pour réaliser certaines économies.

1. Partir en basse saison

Vous ferez d’une pierre deux coups: billets d’avion moins chers, tout comme l’hébergement. Les périodes de basse saison sont variables d’un pays à l’autre avec néanmoins des fondamentaux: été, et fêtes de fin d’année. De manière générale, il suffit d’éviter les écoliers pour tomber sur les bonnes périodes.

Concernant le Canada plus spécifiquement, on en a deux. D’abord entre avril et mai: les beaux jours reviennent, il se remet à faire chaud. Puis entre septembre et octobre, histoire de profiter de l’été indien (22 degrés un 26 octobre, et ouais).

2. Acheter ses billets à l’avance, ou à la dernière minute

Idéalement, entre 6 et 8 mois avant. En d’autres termes, soyez sûr de vous, mais c’est à ce moment-là qu’en moyenne les coûts sont les plus faibles. Mettez ce point en relation avec le premier, et vous comprendrez que même avec cette astuce, vous n’aurez pas de prix cassés pour un départ la première semaine d’août.

La dernière minute, c’est prendre le risque de ne pas atterrir là où vous le souhaitiez. Question de philosophie, on se laisse porter par le vent. Chaud, de préférence, parce que niveau planification de l’hébergement vous risquez de passer une nuit ou deux à la belle étoile. Donc oui, un vent chaud de préférence.

3. Low-cost et promos même combat

Depuis un certain temps désormais, les compagnies dites « à bas prix » ont largement démocratisé ce mode de transport qu’est l’avion, en permettant au plus grand nombre notamment, de voyager plus facilement et plus souvent. Bienvenu dans le pays des Bisounours. Le bon côté du système, c’est que tout ce beau monde se tire tellement la bourre qu’on arrive à trouver des billets d’avion à moindre coût, dès lors qu’on privilégie ces compagnies. Allez, je vous en donne deux, les principales et à titre d’exemple, hein: Air Transat et Corsair.

Toutefois, vous auriez tort de fuir aveuglément les compagnies conventionnelles. Elles pratiquent des promotions très attrayantes, de même niveau, voire inférieures en terme de prix que les compagnies précédemment évoquées. Mais avec une qualité de service juste irréprochable. Il faut avoir l’œil, mais c’est surtout valable sur des destinations populaires ou qui ont le vent en poupe. Abonnez-vous aux newsletters des compagnies qui ont des lignes vers le Canada, et chez quelques voyagistes. D’eux, nous n’en avions pas encore parlé, ils font de belles promos eux-aussi alors en vrac: Bravofly, ou encore GoVoyages, et tous les autres. En revanche, fuyez devant Opodo! L’explication prochainement.

4. Utiliser les comparateurs de prix

Ils feront le boulot pour vous. Il y a les comparateurs de voyagistes, et les voyagistes qui comparent les vols. Les deux se pratiquent bien. Nous, on utilise EasyVoyage, mais il y en a d’autres. N’hésitez pas à parcourir les internets de long en large. Ce que l’on tapote et qui va bien: « comparateur billet avion », des mots clés magiques! L’intérêt, c’est d’en faire plusieurs et une fois le vol sélectionné, allez faire un tour sur le site du transporteur, histoire de voir si lui-même ne fait pas une petite promo. De la comparaison à tous les niveaux donc.

5. Être flexible sur l’aéroport de départ

Un départ de province peut s’avérer plus cher que le combo train + billet d’avion au départ de Paris. Je l’ai vécu. Mieux, un grand aéroport international européen peut aussi se révéler d’un atout considérable: Londres et Francfort sont réputés pour ça. Faites le calcul, et si vous rendre à ces aéroports de départs est toujours plus avantageux, n’hésitez pas un seul instant. Plattsburgh et Burlington (situés aux USA) sont bien connus pour ça concernant les montréalais et les québécois en général.

6. Être flexible sur le jour de départ

Les jours de la semaine, les avions sont moins remplis. Partir un mercredi sera toujours mieux qu’un jour du weekend (vendredi et lundi compris).

7. Privilégier les vols secs, et aller-retour

Un vol sec, c’est juste le vol. Oubliez donc les formules que j’appelle « les packs à emmerdes »: billets d’avion + billets de train + hôtel + réservations x ou y. D’abord, quand on décortique, ces formules se révèlent très coûteuses par rapport à ce que vous êtes en mesure de trouver par vous-même. En plus, s’il survient un problème quelconque, ce problème va vite devenir un Léviathan dont vous aurez du mal à vous départir.

Un aller-retour plutôt qu’un aller simple. Ça baisse le coût d’un billet à l’unité. Le problème fondamental ici est que psychologiquement, vous avez déjà décidé de revenir. Bah oui.

8. Ne pas souscrire d’assurance, ou alors bien y réfléchir

Ce huitième point fait l’objet d’un billet complet rien qu’à lui. C’est une épineuse question à laquelle je réponds comme ceci: ne faites pas doublon si vous êtes déjà couvert par ailleurs.

9. Payer au bon moment

Ce point est une nébuleuse, j’aime autant vous avertir. Les prix varient en fonction de l’heure à laquelle vous achetez vos billets, mais également du jour. N’importe quelle heure le weekend: pas bon. À l’aube un jour de semaine: bon. Après, on pourra toujours me dire qu’il est 6h du mat’ quelque part sur la planète, moi, je ne réponds plus de rien.

10. Faire des escales

Ça rejoint le point numéro 5 dans un sens, mais cette fois vous ne changez pas de moyen de transport, vous restez dans l’aérien. À moins de faire un cumul: train + vol avec escale par exemple. Attention à bien vérifier le temps d’attente à chaque escale (23h à Casablanca pour un Lyon-Montréal… je suis parti de Paris finalement). Jetez un œil sur les compagnies étrangères et pas besoin de regarder trop loin, chez nos voisins aussi ils assurent. Pour l’exemple mais testé avec succès: Brussels Airlines. 6 heures d’escale, c’est ce que nous voulions, juste pour aller boire un verre sur la Grand-Place avant de repartir. Rassurez-vous, souvent les correspondances sont plus courtes!

Bonus: L’IP Tracking, et le cookie qui goûte la marde.

C’est quelque chose de proprement dégueulasse. J’explique. L’IP est la carte d’identité de votre ordinateur, et ici l’IP Tracking est vu de manière générique car on vise aussi le petit biscuit: le cookie. Il s’agit d’une saloperie intrusive, un fichier, qui révèle au système (le web dans toute sa splendeur et sa globalité) vos habitudes de navigation: type de pages consultées, temps passé, rubriques visitées etc… (Oui, toi, le jeune qui visite les sites porno, on le sait tous!). De toute façon, que ce soit l’un ou l’autre, c’est la même chose dans les faits. Du coup, voilà comment cela se passe pour vous: si vous faites une recherche pour un billet d’avion et que vous hésitez, lorsque vous reviendrez le lendemain pour la même recherche sur le(s) même(s) site(s), son prix aura été artificiellement gonflé. Pourquoi? Parce qu’on sait (IP/cookie) que cette destination et cette date vous intéressent, et qu’on vous met dans l’urgence pour acheter. Voilà pourquoi. Le prix réel quant à lui n’a pas bougé, on veut juste se faire un peu plus de pognon sur votre dos.

Je pose la question: qui a déjà acheté son billet d’avion du premier coup?

La parade: Vous pouvez tout d’abord utiliser le moteur de recherche Ixquick, puisqu’il permet de surfer sans révéler votre adresse IP. Vous pouvez également faire les recherches depuis un poste, et commander depuis une autre machine (gare au wifi, allez chez le voisin, au bureau ou chez les potes, voire avec son smartphone et une clé 3G). Enfin, il existe des modules chargés de détruire les cookies, et qu’on installe sur son navigateur favori. Ce n’est pas plus compliqué.

Concrètement, ils disent tous ne pas utiliser cette pratique (voyagistes, compagnies aériennes), et nous n’apportons pas la preuve matérielle qui étaye le contraire*. Officieusement donc, nous ne les croyons pas. Mais comme le doute profite toujours à l’accusé, officiellement, nous ne les croyons pas quand même.

* La CNIL et la DGCCRF ont été alertées du phénomène. La première, saisie par la députée européenne Françoise Castex, déclare qu’il faut appréhender l’IP Tracking sur le fondement d’une pratique commerciale déloyale (L.120-1 et suivants du code de la consommation: lesquels visent les procédés « qui altèrent (…) de manière substantielle le comportement du consommateur normalement informé et raisonnablement attentif et avisé, à l’égard d’un bien ou d’un service »).

Crédits photo: sgchueca.

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4 Commentaires

  1. Antoine

    3 novembre 2013 at 14:30

    Question : La « navigation privée », option maintenant disponible sur les navigateur web les plus populaires, permet-elle d’éviter l’IP Tracking ?

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    • Houston MacDougal

      3 novembre 2013 at 15:54

      Le fameux CTRL+MAJ+P de Firefox et IE, +N pour Chrome… nous aurions tendance à répondre à cette question par l’affirmative. N’empêche, cette navigation privée n’est pas « naturelle » et nécessite d’être activée à chaque utilisation. Si telle était le cas par défaut, nous n’aurions rien à redire, mais nous gageons que 95% des internautes continueront à se faire avoir.

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  2. Djibrill

    23 février 2015 at 06:15

    De bons conseils qui fonctionnent, merci monsieur MacDougal.

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    • Thomas

      5 août 2016 at 17:11

      Les compagnies se gavent bien quand même. Mais bon, voyager quel pied!

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