Comment se rendre au Labrador?

drapeau labrador

Partie continentale du Territoire qu’il compose avec Terre-Neuve, le Labrador a été l’objet d’une controverse lors de son rattachement à cette dernière. Auparavant, il faisait partie intégrante de la Province du Québec et depuis certains contestent encore les lignes de séparation, quand d’autres émettent la volonté de faire de cette région un Territoire autonome. Il faut dire que beaucoup se sentent lésés par rapport aux insulaires. Dans tous les cas, se rendre dans cette partie du Canada n’est si simple, mais le jeu en vaut la chandelle. Faiblement peuplé, le Labrador est resté largement sauvage et vous fait la promesse que vous en prendrez plein les yeux. Et justement, nous, c’est ce qu’on recherche! Alors, comment y aller?

En prenant la route.

D’un point de vue frontières terrestres, seule la Province du Québec est limitrophe du Labrador, donc pour s’y rendre par le biais d’un véhicule sur roue, pas 36 solutions. Au moins, on sait où on va, et on sait d’où l’on vient. Allez hop, tour d’horizon, en même temps c’est assez facile seules deux routes cheminent vers le Labrador.

  • Par la 138 (Qc) vers la 510.

Tous ceux qui sont partis de la ville de Québec en direction des meilleurs spots pour voir les baleines du Saint Laurent la connaissent, tout comme ceux qui ont emprunté le Chemin du Roy ou encore Montréal, bref, tous ceux qui ont un peu bourlingué dans la Belle Province. Cette route de 1.400 km coupe le Québec en deux. Oui mais voilà, sur près de 400 km manque un tronçon entre Kegaska et Vieux-Port, là-haut, sur la Basse-Côte-Nord. Et c’est dans cette dernière bourgade que la route reprend vers Blanc-Sablon sur 70 km jusqu’à devenir la route 510 une fois entré au Labrador.

  • Par la 389 vers la Translabradorienne (route 500).

La route 389 relie Baie-Comeau à la frontière du Labrador sur près de 570 km. Quand on sait qu’elle n’est pas asphaltée dans son intégralité (et on le comprend), on se dit que ça en fait une trotte pour se rendre jusque dans les confins glacés. Celle qu’on appelle la Trans-Québec-Labrador vaut cependant le coup d’œil puisqu’elle permet de découvrir une région largement méconnue du Québec et prend des airs d’aventure à chaque kilomètre avalés (Gagnon nous fige dans un sentiment d’étrangeté, avec des saveurs d’apocalypse et un frisson nous parcourt l’échine: une seule rue pour une ville de jadis). Il n’en fallait pas plus pour qu’on adore. Passé Fermont, on est sur la route 500, la Trans-Labrador Highway, on est enfin arrivé.

 

carte labrador

Par la voie des airs.

Vous l’imaginez très certainement, mais voler jusqu’au Labrador ne se fera certainement pas à bord d’un A380. On ne dit pas qu’on aurait apprécié, mais là ça nous semble difficile. Or donc, si vous êtes effrayés des petits coucous bien cahoteux lors d’innombrables turbulences, il vous faudra faire en sorte de vaincre votre peur avant tout embarquement. Cela dit, il arrive aussi parfois que tout se passe bien! Évidemment, les lignes et les appareils sont parfaitement maitrisés et vous laisseront le loisir de survoler d’agréables paysages… blancs la plupart du temps, donc sans reliefs, donc monotone. C’est une joke, n’allez pas dire qu’on raille ceci ou cela. La preuve, des tas de personnes empruntent les vols journaliers à destination des principales villes du Territoire avec beaucoup de villes de départ, mais exclusivement depuis Terre-Neuve et le Québec, voire la Nouvelle-Écosse.

  • Air Canada: Au départ de St John’s et Deer Lake(Terre-Neuve); Halifax (Nouvelle-Écosse); Montréal (Québec).
  • Air Labrador: Cette compagnie offre des vols réguliers qui font la liaison entre les côtes nord et sud du Labrador ainsi qu’avec la Côte-Nord du Québec.
  • PAL Airlines: Beaucoup de départs depuis de petites villes québécoises, mais également Québec et Montréal, ou encore Halifax comme chez Air Canada. On y vient également de Terre-Neuve, cela va sans dire.

On notera toutefois que les départs de Montréal se font avec escale si votre destination finale est Goose-Bay par exemple, et qu’il faut 4h pour se rendre à Wabush près de Labrador City.

Par le rail dans l’ouest du Labrador.

Un service de train existe entre Sept-Îles au Québec et Emeril Junction sur la translabradorienne, à 63 km de Labrador-City.

Pour en savoir plus sur les services passagers : Tshiuetin Rail Transportation Inc (un site kitsch à souhait, comme on les aime!).

Au fil de l’eau.

Des traversiers intraprovinciaux sont en service pendant la saison d’été. Pour les plus valeureux d’entre vous, sachez que le MV Sir Robert Bond met 36 heures pour se rendre à Goose-Bay. 36 heures de bonheur et ça n’est pas ironique, de quoi prendre le temps de profiter. On peut également se rendre à la frontière québécoise à Blanc-Sablon, puis reprendre la route 510. Toutes les bonnes infos à l’Intra-Provincial Ferry Services.

Entre nous, avouons que ça serait dommage de ne pas se donner l’occasion de voir ça…

iceberg labrador

Crédits photo: (1) patriotic flags; (2) Élections Canada; (3) pinterest.

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