Acheter une voiture au Canada.

pick up

En filigrane se profile devant nous la traversée du pays par la Transcanadienne. Et si à pied c’est un peu long, en voiture on se dit que ça l’est peut-être aussi, mais nettement moins. Du coup, il a bien fallu se pencher sur la question, mais sachez dès à présent qu’au Canada acheter une voiture est quelque chose de pas si compliqué que ça. Il faut juste se montrer prudent, et prendre le temps de ne pas se tromper sur ses propres besoins. Un camping-car pour aller au boulot c’est too much, on vous aura prévenu.

Une affaire qui roule, mais comment?

Sur quatre roues c’est pas si pire, reste à savoir si vous vous orientez sur du neuf ou de l’occasion, ou encore avec une boîte automatique ou manuelle. Pour le reste ce sont surtout vos besoins qui vont déterminer le choix du modèle, et votre budget bien entendu.

Neuf ou seconde main.

Avec un compteur vierge les prix sont forcément dissuasifs si vous bourse est légère. Trouver une voiture neuve vous sera facile, vous l’offrir peut-être moins bien que le prix soit moins élevé qu’en France. Attention, n’oubliez pas qu’au Canada le prix final à débourser incorpore la taxe fédérale, la taxe provinciale ou la TVH, qui n’est pas celui qu’on vous affiche! Ajoutez allègrement 12 à 15% de ce qui vous paraissait vraiment donné. Quant à l’occasion vous pourrez aisément obtenir une voiture avec une dépense réduite, quelques centaines de dollars.

♦ Attention pour du neuf, le meilleur moment pour acheter et comme en France: en fin d’année. D’abord parce que les nouveaux modèles arrivent et on veut faire un peu de place, et ensuite parce qu’il faut atteindre ses objectifs de l’année alors on brade. Il est tout à fait envisageable d’obtenir plus d’options pour un prix final moins élevé que le prix d’appel entrée de gamme.

Automatique ou manuelle.

Question d’approche, une boîte auto on a beau dire: oui ça manque de reprise tout ça tout ça, mais n’empêche, quel confort de conduite! Aucun problème d’adaptation pour ceux qui ont l’habitude des manuelles, quant aux nouveaux conducteurs, c’est plus serein qu’on prend le volant pour se familiariser avec les différences et la conduite au Canada. Il est à noter que les voitures à boîte manuelle d’occasion ne sont pas forcément des aubaines, en ce sens où elles sont largement malmenées par leur utilisateur et sont potentiellement des voitures à mauvaises surprises.

Trouver la perle rare.

Un mot rapide sur le diesel: oubliez. Voilà. Le parc automobile canadien est fait de voitures automatiques à essence dans une écrasante majorité. On trouve quand même assez facilement des boîtes manuelles sur pas mal de chars même si ça n’est pas la norme, et du diesel sur les gros camions et les gros pick-up. Sachant cela, divers outils sont à votre disposition.

Les internets.

Entre sites spécialisés et sites d’annonces généralistes, il y a largement de quoi faire.

Concessionnaires et revendeurs.

Ils ont pignon sur rue, ça n’est pas trop difficile d’en trouver, et vendent du neuf comme de l’occasion. Comme c’est leur métier, ils sont rompus aux techniques de vente, parfois agressives, en tout cas toujours efficaces quand il s’agit de vous endormir et de vous refourguer tout un tas d’options que vous ne vouliez pas, ou prêts à tous les sacrifices pour se délester du tas de boue qui croupit au bout de la concession. Le tableau est sombre, mais c’est assumé… Bon allez, il y en a aussi des biens paraît-il.

Les précautions d’usage.

Avant toute chose, ne vous précipitez pas. Après, peu importe à qui et où vous achetez, il faut toujours inspecter le véhicule de fond en comble et tout vérifier. On ne détaille pas, il faut TOUT vérifier, à plus forte raison s’il s’agit d’une voiture d’occasion. La raison est multiple, et très simple. L’hiver canadien d’une part, qui met à rude épreuve les véhicules, tout autant que le calcium répandu sur les routes. Le profil du propriétaire d’autre part: s’il a pris soin de son véhicule ou non, l’habitacle en garde souvent des stigmates et c’est toujours très révélateur. Si vous avez le moindre doute, et c’est un conseil à suivre de manière générale, faites appel à un mécanicien indépendant pour qu’il fasse les contrôles si vous n’y connaissez rien (un car check dans un garage).

Ensuite, faites un test sur route. Rien de mieux que l’asphalte pour apprécier le comportement de votre prochaine acquisition.

Immatriculer son véhicule.

Heureux propriétaire d’un char rutilant à souhait, il vous faut vous rendre au bureau de l’organisme dédié aux immatriculations de la province ou du territoire auquel vous appartenez (possible parfois de réaliser les démarches en ligne). Prenez tous vos papiers, c’est mieux. Il en va ainsi de l’immatriculation de votre nouveau véhicule, comme du changement de propriétaire. Voici la liste:

Une question d’assurance.

Au Canada l’assurance automobile est obligatoire et peut vous coûter très cher selon le lieu où vous faites assurer votre véhicule. Les compagnies prennent en compte plusieurs facteurs qui vont déterminer le prix final (antécédents du conducteur, lieu de résidence, modèle et année de fabrication du véhicule…), c’est pourquoi faire jouer la concurrence et établir plusieurs devis est indispensable. Dans tous les cas, votre choix se portera sur 3 types d’assurances.

  1. L’assurance Responsabilité: obligatoire, elle couvre les dommages et sinistres causés à autrui.
  2. L’assurance Indemnités/Dommages Corporels: obligatoire dans certaines provinces ou territoires.
  3. L’assurance avec ou sans Collision: c’est l’assurance tous risques que l’on connaît bien. Elle englobe les deux premières et vous couvre pour les dommages causés à votre véhicule, le vol, etc..

Concernant l’assistance routière, celle-ci n’est pas toujours incluse dans la prime d’assurance, c’est pourquoi il faut bien souvent en souscrire une spécifiquement.

Baisser sa prime.

Quelques astuces peuvent faire diminuer le coût de votre assurance. On pense en premier lieu au montant de votre franchise, mais encore faut-il en avoir les moyens dès le départ. Bien sûr, veillez à ne pas acheter de modèle trop lourd en terme de prime, et éventuellement choisir la même assurance que celle dont bénéficie votre logement, on reste en famille. Sur ce point, c’est négociable, à plus forte raison si vous avez trouvé un devis moins dispendieux ailleurs. Un coup de fil, une petite négociation et hop. Si vous avez passé votre permis de conduire au Canada vous pourrez payer moins cher, idem si vous êtes apprenti conducteur et que vous suivez des cours de conduite (les compagnies offrant un rabais).

Quid, quand on est résident temporaire?

On ne va pas se le cacher, le mieux est de passer par un(e) ami(e) canadien(ne) pour assurer son véhicule, parce que c’est couper l’herbe sous le pied à toutes les tracasseries administratives et explications en tous genres. Cela dit c’est loin d’être impossible même si plusieurs assureurs vous refuseront du simple fait de votre statut (titulaires d’un PVT notamment). Il va falloir argumenter et les éclairer de votre situation. Si vous êtes titulaire d’un permis de conduire non canadien, vous pourrez évidemment conduire, mais serez, selon votre nouvel assureur, considéré comme un jeune conducteur en dépit de vos années derrière le volant.

Source: BAC.

Crédits photo: (1) twurdemann; (2) mask tub et brush.

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2 Commentaires

  1. Adam

    17 juillet 2017 at 14:49

    Un article très complet comme je les aime, c’est parfait, de quoi être armé pour l’achat de mon prochain véhicule! Merci.

    Répondre

    • Houston MacDougal

      17 juillet 2017 at 15:20

      Bon magasinage de char!

      Répondre

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